ANNEXE
Un pont entre Science et Spiritualité..
Swamiji collabore avec des médecins et des savants à travers le monde à consigner et analyser les phénomènes mystiques au moyen de la technologie moderne. Les résultats d'analyse de Son propre système neurologique continuent d'intriguer le monde de la recherche médicale. D'après les résultats enregistrés, les savants pressentent qu'un potentiel de diminution du taux et de la progression de diverses maladies - problèmes cardiaques, cancer, arthrite, alcoolisme, etc. - est concevable. Ils sont obligés de reconnaître les indications qui montrent que l'esprit humain peut choisir de ramener le corps à la santé.
Pendant des siècles, la science et la spiritualité se sont affrontées sur ce thème d'une importance pérenne pour l'humanité. Quoique pour les leaders spirituels l'état sans pensée soit un phénomène réel, réalisable par chacun de nous, la communauté scientifique s'est naturellement montrée réticente à l'accepter, faute de preuve palpable.
Pour la première fois au cours de ce siècle, la science a, espérons-le, trouvé une clé pour comprendre les phénomènes supra-normaux et para-normaux, et une explication médicale solide pour expliquer pourquoi ceux qui sont spirituellement évolués ont pour apanage des "pouvoirs" dont le reste d'entre nous ne peut que rêver. Les pages qui suivent résument différents types de recherches effectuées sur le système neurologique de Swamiji lors de ses visites aux Etats-Unis.
L'ESPRIT D'UN MYSTIQUE
Rapport rédigé par le Dr R. Murali Krishna, Président de COO, INTEGRIS Mental Health et James L. Hall, Jr. au Center for Mind Body and Spirit, Oklahoma
Mind Matters Column™ The Mind of a Mystic By R. Murali Krishna, M.D. President COO, INTEGRIS Mental Health & James L. Hall, Jr. Center for Mind, Body and Spirit
Paramahamsa Sri Nithyananda Swami est un jeune homme net, reflétant la bonne santé, les cheveux noirs à hauteur d'épaule. Elégant et courtois, il passerait, vu ses manières affables et sa riche curiosité, pour un simple étudiant d'université américaine. La différence est que les étudiants américains ordinaires ne portent ni robe safran ni turban, qu'ils ne connaissent pas l'illumination spirituelle, et ne sont pas considérés comme enseignants, guérisseurs ou mystiques par des millions de personnes de tous les coins du monde.
Un mystique? Le terme va bien à "Swami", comme on l'appelle. Les mystiques, selon la culture populaire, sont en communion directe avec Dieu. On pense qu'ils ont accès, par des moyens non compris et non mesurables, à des réalités ou vérités ultimes. Pensez à un mystique et il vous viendra sans doute l'image d'une personne saturée de félicité, dotée de pensées élevées, porteuse de révélations que le reste d'entre nous ne possède pas. La simple présence d'un mystique est censée apporter paix et santé.
C'est une bonne description de Swami, 27 ans, de l'Inde du Sud. Des milliers de personnes l'approchent chaque année, en quête de soulagement pour des maladies et des malaises que la médecine conventionnelle n'a pas pu régler. Son parcours lui donne aussi une allure de mystique. Adolescent, il quitte son domicile, visite des ashrams à travers l'Bharat, se plonge dans la philosophie et la lecture intensive, et maîtrise l'art de la méditation.
Comme Swami passait récemment par Oklahoma City, une des étapes de sa tournée mondiale, je lui ai demandé s'il me permettait d'utiliser une partie de l'arsenal technologique médical le plus moderne pour épier son cerveau pendant qu'il méditait. Mon objectif : comprendre, mesurer et identifier ce qui se passe lors des phénomènes mystiques. Swami, qui croit que la méditation repose sur une base scientifique, accepta de bon gré.
Les procédures auxquelles fut soumis Swami lui furent appliquées par quelques-uns des meilleurs médecins, neuro-psychologues et des chercheurs les plus expérimentés d'Oklahoma City : les Drs Fordyce, Ruwe et Higgins du département de neuropsychologie au Centre de rééducation Jim Thorpe, et le Dr Chacko du PET Center d'Oklahoma. Ces médecins utilisèrent des technologies normalement employées sur les patients. En observant les images obtenues par ces technologies, ils peuvent dire ce qui est normal et ce qui ne l'est pas.
Le résultat des tests effectués sur Swami? Absolument pas normal!
L'imagerie de l'activité cérébrale
Notre premier examen du cerveau de Swami fut réalisé à l'aide d'un instrument de tomographie par émission de positron (PET). Contrairement aux techniques traditionnelles de diagnostic comme les rayons X, les scanners CT ou l'IRM, qui produisent des images structurelles ou anatomiques du corps, le système PET produit des images de la fonction cérébrale d'après l'activité métabolique des cellules. Un analogue de glucose est fixé à un traceur PET. Le scanner PET crée alors des images des zones métaboliquement actives du cerveau à tout moment donné.
Dans le cas de Swami, la substance devait identifier les zones hautement actives du cerveau en état de conscient alerte, dans les premières phases de méditation, et en méditation profonde.
Les résultats des tests par scanner PET furent époustouflants. Tout d'abord, l'activité des lobes frontaux du cerveau de Swami étaient significativement accrue, même au cours des premières phases de méditation. Le niveau d'activité était plusieurs fois plus élevé que celui d'un cerveau humain moyen à tout point de vue. Les lobes frontaux sont associés aux fonctions d'intelligence, attention, sagesse et jugement.
Quand nous avons demandé à Swami d'entrer dans l'état de méditation le plus profond, deux observations plus remarquables ont été faites.
D'une part, l'hémisphère dominant du cerveau de Swami était inactif à plus de 90 %. C'était comme si le cerveau avait fait ses valises et était parti en vacances. Il était tranquille, immobile, complètement en paix ... et Swami le mettait dans cet état à volonté.
L'autre aspect surprenant de la méditation profonde de Swami était que la portion inférieure de ses zones médio-frontales s'éclairait de façon très significative. Cette zone correspond pratiquement au célèbre point du troisième œil des mystiques.
Plus tard nous avons demandé à Swami ce qu'il faisait lorsque les zones médio-frontales s'éclairaient, il nous a dit qu'il ouvrait son troisième œil. Associé à la connaissance tant cosmique qu'intérieure, perçu comme un espace de clarté et de paix, le troisième œil est considéré par beaucoup comme le siège de l'âme. Avions-nous à une indication que la méditation profonde peut ouvrir une zone cérébrale impliquée dans la communication avec le divin, la pénétration des mystères du Soi ou de la création?
Je crois que le PET a révélé la présence de ce que j'appelle le « point-D » du cerveau. Que le « D » de ce point-D signifie Délice, Divin ou même Dopamine (la substance chimique par laquelle le corps fait l'expérience du plaisir), les indications montrent au départ que la méditation peut la stimuler.
Mesures des ondes cérébrales
La deuxième procédure utilisée pour pénétrer le cerveau de Swami est l'électro-encéphalographie quantitative, ou QEEG. Le QEEG mesure les schémas électriques du cerveau auxquels on se réfère couramment sous le terme "ondes cérébrales".
Il y a quatre bandes passantes d'ondes cérébrales, chacune de vitesse différente et associée à un état mental distinct. Par exemple, les ondes cérébrales beta sont courtes et rapides, liées à un état mental éveillé, alerte. Les ondes cérébrales alpha sont plus lentes et plus longues, et correspondent à des sensations de bien-être. Les ondes thêta représentent un état de conscience proche du sommeil, phase représentée par un sens de calme et de sérénité sans activité pensante.
Dans la journée, la plupart des gens passent par les quatre types d'ondes cérébrales. Il leur est cependant difficile de contrôler le passage d'une bande passante à une autre. Le QEEG de Swami nous montre cependant qu'il contrôle totalement ses ondes cérébrales. En profonde méditation, son cerveau passait en douceur d'un état à un autre, comme un talentueux pianiste faisant des gammes. Il n'y avait ni hésitation ni retenue, juste des passages continus, fluides, d'un type d'ondes cérébrales au suivant.
Comme le QEEG représente les cinq bandes passantes d'ondes cérébrales par des couleurs, nous avions l'impression d'observer Swami en train de naviguer de couleur en couleur à l'intérieur d'un arc-en-ciel!