De l'insatisfaction à la gratitude
Le lendemain il retourne au temple et il dit à Dieu :
- Seigneur, la prochaine fois, je te prie, n'envoie pas l'argent par ce prêtre. Envoie-le-moi directement, il en a pris la moitié!
Nous prenons tout pour un dû, et nous ne sommes jamais satisfaits!
C'est la vie elle-même qui est votre cadeau! Avez-vous souffert pour l'avoir? Qui peut dire qu'il a travaillé dur pour mériter sa vie? Personne! C'est pourquoi nous ne l'apprécions pas! Pour nous tout va de soi : notre corps, notre nourriture, la beauté de la nature, tout nous semble être un dû. Nous demandons à Dieu des diamants mais le remercions-nous d'avoir des doigts pour les porter? Même la bague perdra sa valeur avec le temps à nos yeux!
Un jour, un professeur de géographie demande à ses élèves de faire la liste des Sept Merveilles du Monde. Ils citent tous la Grande Muraille de Chine, les Pyramides, la Tour Eiffel, ...
Une élève n'arrête pas d'écrire, de secouer la tête, d'écrire à nouveau.
Qu'est-ce qui se passe, tu oublies? lui demande la maîtresse.
- Non, mais je suis un peu embêtée, maîtresse, il y en a bien plus que sept.
Surprise, la maîtresse prend la feuille et la lit. Puis elle relit à haute voix pour toute la classe :
- Les sept merveilles du monde sont : je vois, je touche, je
sens les odeurs, j'entends, je goûte, je ris, et j'aime.
Toute la classe est alors saisie d'un profond silence.
Nous oublions ces petites choses parce qu'elles nous paraissent sans importance. Tout ce qui est facilement accessible nous paraît petit. Des millions de personnes au monde sont privées de la vue. de l'ouïe, du goût ou de la parole. Nous ne pensons jamais à tout cela, nous pensons tout le temps à ce qu'il va y avoir de plus, de mieux, et ainsi de suite.
Un homme conduit sa voiture pour se rendre à son village.
Après une heure de voyage la voiture sursaute et stoppe net.
Pris de panique il se rend compte qu'il est en panne d'essence.
Il fait quelques kilomètres à pied en transpirant et en priant et arrive à une ville.
Dans une station service il explique qu'il n'a pas un sou mais qu'il lui faut de l'essence pour arriver à son village. On refuse de l'aider.
Il voit une autre station de l'autre côté de la route, il s'y rend, et il explique sa situation.
Le patron a pitié de lui et accepte de lui donner gratuitement quelques litres d'essence.