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Une petite histoire!

Il y avait en Orient un grand moine Zen Bouddhiste, un Maître

Un jour, le Gouverneur du Japon lui rendit visite. Il fit passer au Maître sa carte de visite qui disait : Zak-San, Gouverneur du Japon.

Le Maître jeta un œil sur la carte et dit :

Préface

  • Je n'ai rien à faire avec cet idiot! Demandez-lui de décamper immédiatement!

Les Maîtres Zen peuvent se montrer très durs lorsqu'ils veulent briser le mental de quelqu'un, briser son ego. Ils n'hésitent jamais à être abrupts en paroles. L'énergie de leurs paroles peut suffire à percer et transformer quelqu'un.

Le disciple retourna vers le gouverneur et lui rendit sa carte, en lui répétant ce que le Maître avait dit.

Le Gouverneur vit la carte, et il comprit. C'était un homme intelligent, pas juste intellectuel, mais intelligent aussi! Lorsque la carte lui revint avec le message, il barra calmement les mots Gouverneur du Japon et renvoya la carte pour qu'on la montre au Maître.

Le Maître jeta un coup d'œil, et il dit :

  • Faites-le entrer!

Tous nos titres et nos fonctions ne sont que de simples étiquettes que la société colle sur nous. Nous allons et venons en nous prenant pour ces étiquettes. Nous oublions que nous ne sommes pas les étiquettes, mais le contenu.

On se sent grand avec ses étiquettes. Mais on n'approche pas un Maître avec elles. Vous ne connaîtrez jamais l'Existence avec toutes vos étiquettes.

Ce n'est pas que le Gouverneur ait mal fait. C'était peut-être la bonne manière de se présenter, selon le protocole social, mais pas la bonne manière d'approcher un Maître!

Donc en entrant, laissez votre titre dehors! Sinon vous perdrez beaucoup. Une osmose entre Maître et chercheur se crée ici. Nous allons partager quelque chose du monde intérieur. Les i étiquettes mondaines feront barrage lorsque ceci se produira.

Oublier sa personnalité c'est de la spiritualité.

La personnalité a un rôle social, mais nous sommes ici pour retrouver notre individualité, notre nature inhérente, la solitude dons nous jouissions dans le sein de notre mère, notre connexion avec l'Existence, la seule connexion qui soit à retrouver et à célébrer!

Bien, maintenant je vous demande de vous lever pour vous présenter l'un à l'autre. Nous allons créer une énergie de groupe ici pendant ces quelques jours. Faites le tour, présentez-vous à chaque personne du groupe. Présentez-vous même à ceux de votre famille! Rappelez-vous que chacun est différent à chaque minute. Ne pensez pas que vous connaissez bien ceux de votre famille. Vous ne pouvez pas les connaître, puisqu'ils changent à chaque minute. Allez-y, présentez-vous maintenant.

Présentations, échanges, rires ...

Bien, voilà une chose de faite, vous devez vous sentir plus

Préface

détendu, plus à l'aise. Étre assis avec des étrangers ne vous posera plus problème!

Nous aborderons de nombreux sujets ici. Ecoutez simplement tout ce qui est dit, et ouvrez en vous un espace intérieur où ce que vous entendez pourra pénétrer. Souvenez-vous, je ne veux pas vous entendre prêcher ce que je dis, je veux que vous le pratiquiez. Le meilleur moment pour commencer, c'est maintenant. Ne cherchez pas un meilleur moment pour commencer. C'est ici et maintenant, ou nulle part et jamais!

Pendant que vous écoutez ce que je dis, votre esprit peut réagir de deux manières. Soit par le doute, soit par la croyance.

Le doute est la voie du mental, de l'intellect. Avec le doute, l'excès de logique et de raison vous empêchera de me recevoir en vous. Ce que je dis vous échappera alors complètement.

De même pour la croyance : si vous croyez d'emblée en moi. vous passerez à côté. Comprenez que vous n'avez besoin de croire en personne, a fortiori en moi. Les soi-disant croyants sont les gens les plus faibles, car il faut un grand courage pour vivre sans croyance. Lorsque vous n'avez aucune crovance, vous n'avez aucun appui pour soutenir vos actions, aucune idée toute faite pour vous dire comment penser et agir.

Vivre sans croyance demande un grand courage : lorsqu'on dépend de sa propre intelligence pour tout faire, on ne se sent ni sûr de soi, ni en sécurité.

Le doute et la foi sont les deux faces d'une même pièce : votre mental. Au niveau profond, votre pire doute comporte une part de foi, et votre plus grande foi contient une part de doute.

Je peux vous l'assurer!

Alors que faire? Comment écouter?

Ecoutez avec confiance, c'est tout. La confiance, c'est de l'énergie, c'est la capacité de transposer l'enseignement dans la vie courante.

Si je vous dis: « Le soleil se lève à l'Est », il ne s'agit ni de croire ni de douter : vous le savez, n'est-ce pas? Si vous ne l'aviez pas remarqué, vous pourrez toujours le vérifier demain matin à votre réveil, ce sera une expérience! C'est cette attitude que j'attends de vous. Je voudrais que vous preniez tout l'esprit ouvert, et que vous testiez ce qui est dit à travers les diverses situations qui se présentent à vous dans la journée.

N'ayez pas foi, ayez confiance. Prenez ce que je dis comme hypothèse, intégrez-le dans votre vie, voyez vous-même si c'est viable ou pas. Pour savoir si la pomme est bonne, il n'y a pas à croire ou à douter. Goûtez, vous saurez!

Encore et encore, les anciens Maîtres et Rishis ont dit que la vraie nature de l'homme est félicité. Tant de Maîtres sont nés sur Terre au fil des siècles. Que ce soit Bouddha, Christ, Krishna ou Mahabir, le fond de leur message était le même. Ils disaient tous

Préface

que la vraie nature de l'homme est félicité, et ils proposaient des méthodes, ou des techniques, pour se reconnecter à ce noyau. à cette félicité.

Leurs expressions différaient peut-être mais leur message était le même. Bien sûr, encore et encore, les gens rataient le message du Maître, parce qu'ils s'accrochaient à sa personnalité plutôt qu'à son message. C'est la racine du fanatisme, des guerres de religion et de toutes ces autres choses qui se passent sur la planète Terre.

Cependant, tous ces Maîtres avaient un même message : le cœur de l'homme est félicité. Tous les efforts de l'homme ont pour cible cet espace de félicité intérieure. Avec le temps, le conditionnement social et les distractions, l'homme perd de vue son but.

Il part chercher cette félicité dans le monde extérieur, dans les choses matérielles, les noms, formes et étiquettes attribués par la société, les relations, la carrière, etc.

Un homme âgé accompagne sa famille au cinéma. Le film vient de commencer lorsque l'homme se met à ramper par terre dans le noir. Cela dérange sa petite fille qui est assise à côté de lui, et elle lui demande ce qu'il fait accroupi par terre.

  • Ma chérie, j'ai perdu mon chewing-gum. Il est tombé.
  • Grand-père, ca ne fait rien, laisse. On va en racheter, dit l'enfant, énervée.
  • C'est celui-là que je veux.
  • Grand-père, ne fais pas le bébé. On va te racheter du chewing-gum.
  • Mais ma chérie, mon dentier est resté collé dedans!

Ce que nous cherchons existe vraiment, mais nous le cherchons sous un faux nom! A la fin, même après avoir obtenu tout ce que nous cherchions au dehors, un certain vide intérieur, une certaine aspiration demeure chez nous. Cela vient du fait que, si c'est la félicité que nous voulons en réalité, nous la recherchons sous d'autres noms. C'est pourquoi nous ne ressentons jamais de plénitude. Cette aspiration, c'est l'appel de l'Être.

Nous sommes si absorbés par le monde extérieur que nous ignorons notre Étre. Nous devons nous centrer sur cet Étre tout en accomplissant les tâches du monde, comme l'acteur joue la pièce. Nous sommes si impliqués au-dehors que cela nous décentre totalement au-dedans.

À moins de nous centrer, nous ne connaîtrons pas de totalité. Nous n'atteindrons pas la plénitude. Nos réalisations dans le monde peuvent nous remplir, mais pas nous combler. N'étant pas comblée, l'aspiration intérieure demeure. Persistant à croire que quelque chose nous échappe encore, nous cherchons dans le monde extérieur. Une fois centré à l'intérieur avec conscience, vous vous sentirez comblé à chaque minute, quoi que vous

Préface

fassiez au-dehors. Car la plénitude ne vient pas de ce que vous faites dans le monde extérieur, elle vient de l'intérieur.

Il nous faut donc explorer en profondeur ce que les Maîtres ont toujours répété. Tant de soi-disant chercheurs sont passés à côté des Maîtres, vie après vie, cherchant sans trêve à capter un apercu de la Vérité et de l'Énergie qui sont derrière les paroles du Maître. Ils poursuivent un éternel voyage, en eux-mêmes ...

Ce concept de voyage revient à « essayer de ramasser un livre sans le ramasser! » Que veut dire essayer de ramasser un livre? On le ramasse ou on ne le ramasse pas.

Peut-on essayer de ramasser le livre? Dire qu'on essaie de le ramasser, c'est tricher avec soi-même! Vous ne pourrez tromper personne, vous savez que c'est stupide.

C'est un peu comme ces personnes qui prétendent que leur grande honnêteté les rend incapables de gagner de l'argent. En réalité elles n'ont pas les capacités requises pour en gagner, voilà tout. Mais elles se justifient par des prétextes.

Quand nous ne sommes ni capables de franchir le pas de la spiritualité, ni prêts à admettre que nous n'y connaissons rien, nous créons nos propres philosophies afin de garder notre ego en vie, et nous déclarons à qui veut l'entendre : « Même sans être illuminé, je sais tout sur la spiritualité! ».

Je vous dirai qu'il suffit de reconnaître notre pauvreté spirituelle pour que la transformation, l'alchimie, agisse en nous. L'honnêteté et la Vérité y mènent automatiquement. Mais nous n'en voulons pas. Notre ego de chercheur fait tampon entre la Vérité et nous.

Tout comme les amortisseurs nous empêchent d'avoir mal en voiture, l'ego de chercheur nous tient éloigné de la réalité. Il s'interpose entre la vérité et nous. Confortés par ce tampon, nous concluons gaiement que notre vie durant, nous avons été des chercheurs!

Quoi que je dise pendant ces quelques jours, écoutez avec une conscience totale, essayez de saisir le fil conducteur complexe qui parcourt l'ensemble. Vous créerez ainsi en vous un espace de transformation. Autrement vous ne ferez que réunir des mots et en amasser tout le temps. Les mots restent inutiles, sauf si une transformation a lieu en vous. Et la transformation n'est possible que si vous examinez les choses en toute conscience.

Comprenez bien que même si vous êtes un millier de personnes dans cette salle, je m'adresse à ... toi! En disant toi, je dis bien toi. t-o-i.

Un fil me relie à chacun de vous. N'appliquez donc jamais ce que je dis à l'autre, car vous pourriez tout perdre.

Nous avons en général cette tendance : si, dans la discussion, un point en rapport avec notre santé est mentionné, nous l'appliquons immédiatement à nous-mêmes, nous vérifions si nous avons le symptôme. Si je parle de peau, vous sentez votre peau,

Préface

vous voyez comment elle va. Si je parle de cœur, vous sentez battre le vôtre et comment il se porte.

Mais dès qu'il s'agit de spiritualité, nous appliquons toujours ce qui est dit à l'autre, à notre famille, à nos amis, à nos voisins, jamais à nous-mêmes! Le problème, c'est que quoi que je dise, vous pensez : « Moi, je me connais bien. Ce message est pour mon mari. THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM dit cela pour qu'il change ses manières. J'espère bien qu'il a capté le message de THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM! »

Si je parle de souci vous pensez immédiatement à votre mère qui s'en fait tant. Vous oubliez combien vous, vous vous en faites. Je sais que vous aussi vous vous faites du souci. Peut-être pas autant que votre mère, mais là n'est pas le point.

Comprenez que chaque mot est pour vous. Il arrive sur vous comme une flèche porteuse d'énergie. N'esquivez pas cette flèche, laissez-la entrer et vous transformer.

Ne regardez pas toujours les autres pour savoir s'ils comprennent.

Ce qui est pour vous pourrait vous échapper.

Quand vous vous connaîtrez bien vous-même, vous n'aurez plus ni souci, ni mécontentement, ni douleur, ni crainte, ni luxure, ni jalousie, ni ego. Mais vous avez tout ceci en vous, ce qui prouve que vous ne savez pas encore tout sur vous-même.

Sachez d'abord que vous ne savez pas. Au moins vous saurez que vous ne savez pas! Si vous ne savez même pas que vous ne savez pas, vous ne saurez même pas que vous ne savez pas!

THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM, nous cheminons vers la connaissance de nous-mêmes et donc, à ce point, notre connaissance peut être partielle ...

Dans l'expérience spirituelle profonde il n'y a pas de voyage. C'est l'expérience d'un instant. Toute la soi-disant connaissance n'est que la création d'un espace en nous pour accueillir la connaissance totale. En fait, au sens le plus profond, soit nous savons soit nous ne savons pas. Plus nous en savons plus il est clair que nous ne savons pas! Cela suffira à nous pousser à rechercher la vraie connaissance.

Dans le chapitre I de la Bhagavad Gita intitulé Arjuna Vishaada Yoga ou le yoga de la peine d'Arjuna, Arjuna parle sans cesse tandis que Krishna garde le silence. Ce n'est que lorsqu'Arjuna s'abandonne enfin et qu'il dit Je ne sais rien! qu'il se montre enfin disposé à recevoir le message de Krishna.

Krishna et Arjuna étaient amis et camarades de jeu depuis l'enfance. L'occasion favorable a dû se présenter des centaines de fois. Et pourtant, la Bhagavad Gita ne fut pas révélée plus tôt à Arjuna. Pourquoi?

Parce que jusque là, Arjuna n'était pas assez mûr pour recevoir la Gita! C'est en disant « Je ne sais pas » qu'il se montra disposé à recevoir la connaissance. La première condition au progrès spirituel c'est savoir clairement qu'on ne sait pas. C'est la première étape vers la véritable connaissance.

Préface

Avez-vous des questions? Je voudrais que vous vous sentiez libre de poser vos questions. Je ne veux pas vous faire un sermon. Soyez donc interactifs, posez vos questions - ou exprimez votre confusion - et j'apporterai la clarté! De plus, si vous posez des questions, j'aurai la certitude que vous ne vous êtes pas endormi!

Un chauffeur de car et un grand prédicateur moururent: ils arrivèrent à la cour du Seigneur Yama, le Seigneur de la Mort. Le chauffeur de bus fut d'abord interrogé sur ce qu'il avait fait pendant sa vie. On vérifia le registre, puis il fut envoyé dans une chambre luxueuse, avec une clé en or et un sceptre.

Le prédicateur attendait son tour en observant tout cela et en se disant: « Si le chauffeur de bus a reçu une clé en or et d'autres choses luxueuses, alors moi je suis sûr d'obtenir beaucoup plus que cela ».

Après tout, il avait passé sa vie entière à prêcher la parole de Dieu.

Son tour arriva, on présenta le registre. Le verdict fut prononcé : il allait en enfer. Cela le mit très en colère. N'en croyant pas ses oreilles, il demanda la raison. Le Seigneur Yama lui dit :

« Peu nous importe ce que tu as fait dans ta vie, seul le résultat de tes actions compte. Ce chauffeur de bus conduisait si dangereusement que ses passagers pensaient continuellement à

Dieu. Mais toi, quand tu prêchais, même si tu parlais aux gens de Dieu, ils s'endormaient la plupart du temps! ».

Restez donc présent et alerte. Faites-le au moins pour moi, pour que je sois bien reçu à la cour du Seigneur Yama! Posez des questions afin de clarifier les choses, tant pour vous-même que pour les autres. Si vous posez vos questions, nous avancerons de façon plus pratique, plus adaptable à votre vie.

Certains peuvent penser que vous aurez l'air idiot si vous posez certaines de vos questions. C'est vrai que vous aurez l'air idiot, mais si vous ne les posez pas vous allez rester idiot! Par conséquent si vous avez des difficultés avec un concept quelconque, levez la main pour que je l'éclaircisse.

THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM toutes nos négativités vont être détruites, nous naîtrons de nouveau pendant ces quelques jours?

Sachez qu'il ne peut y avoir destruction sur la planète Terre. Il n'y a que transformation. Toutes vos soi-disant émotions négatives peuvent se transformer en émotions positives, en amour pur et conscience éveillée.

La société vous apprend toujours à vous diviser et à vous détruire. Elle ne vous apprend pas à être intégré. Elle place une cale entre vous et vous, afin de vous contrôler. Elle vous parle toujours le langage du plus haut et du plus bas. Voilà pourquoi vous souffrez tant.

Préface

Elle vous fait vous croire inférieur et lutter avec vous-même. La société ne peut vous diriger que si vous vous sentez chaotique au-dedans. Elle vous fait croire que vous n'êtes pas bon et vous propose ses remèdes. C'est pourquoi vous adoptez ce langage.

Un homme souffrait d'un banal refroidissement. Il alla voir le docteur pour lui demander un remède.

Le docteur le regarda un moment, et il lui dit :

  • Faites ceci : mettez-vous dehors au milieu de la nuit, exposez-vous au vent froid pendant un moment, puis revenez me voir. Le patient fut choqué.
  • Mais j'attraperai une pneumonie!
  • Oui, je soigne bien la pneumonie!

La société fait de vous quelque chose et vous montre ensuite comment vous en défaire. En fait il n'y a pas de plus ou de moins haut, il n'y a que transformation. Si vous apprenez à voir avec conscience, vous serez automatiquement transformé. C'est toujours l'approche du Maître : il vous fait regarder en vous, il ne vous divise jamais, il vous intègre toujours.

Il ne vous dira jamais que vous êtes négatif. Il n'y a pas de négatif. Ce que vous appelez négatif ou positif ce sont les extrémités du même spectre. Le négatif n'est pas une entité physique à chasser. En vous transformant vous avancez sur le spectre vers les énergies positives plus élevées, c'est tout.

Comme nous l'avons dit plus tôt, cette transformation aura lieu si vous êtes ouvert et réceptif à ce qui se passe.

THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM de nombreux livres disent que notre mental n'est que maya ou illusion, que toutes nos questions ne sont qu'illusion. Pouvez-vous nous éclairer là-dessus?

C'est la fameuse question sur maya qui revient! Tout d'abord, ne vous emmêlez pas les pinceaux avec des lectures compliquées. Puis comprenez clairement qu'il n'y a rien à comprendre par le biais du mental. Le mystère de la Vie ne peut être résolu par le mental. Le mental ne peut pas vous montrer le but de votre vie. Voilà pourquoi il est dit que ce mental est une illusion.

La première étape pour résoudre le mystère de notre vie est de laisser tomber le mental. Si vous laissez jouer le mental, son jeu se poursuivra vie après vie et votre soif intérieure profonde ne sera jamais étanchée. L'ego de chercheur sera peut-être comblé, mais à quoi bon? Il y aura au fond de vous toujours plus de confusion.

Essayez de faire passer votre centre d'opérations du mental au cœur, à l'Étre. Si vous opérez avec le mental comme centre, vous aurez question après question. Les questions n'aident pas : on n'apprend que par la prise de conscience.

Si vous fonctionnez avec le cœur, la conscience et la compréhension s'éveilleront en vous et vos questions se dissoudront spontanément. Comme lorsque le soleil se lève,

Préface

l'obscurité disparaîtra quand la conscience s'éveillera en vous, la compréhension viendra, et vos questions vont se dissoudre.

Vous comprendrez les choses avant même de poser la question! C'est ainsi que les questions vont se dissoudre. C'est difficile à comprendre, mais une fois que vous l'aurez vécu vous saurez exactement ce que j'entends par être conscient. Les questions disparaîtront, la compréhension vous submergera constamment.

Une fois ce point bien compris, plus besoin de se soucier de maya ou l'illusion. En plus de la compréhension intellectuelle, la méditation vous conduira facilement à cette prise de conscience. Parler pendant des heures sur maya et l'illusion ne fera qu'ajouter à votre confusion.

Il serait plus profitable d'étudier les solutions qui nous aideront à vivre intelligemment. Nous pouvons ajouter que maya, ou l'illusion, est tout ce que notre esprit projette. Par conséquent contentons-nous de laisser tomber le mental, cela suffira.

Comme nous l'avons dit, la félicité est toujours active en nous. C'est la vérité de base. Mais nous interrompons sans cesse le flot, ce qui ramène la souffrance dans notre vie. La félicité n'est pas quelque chose qu'il nous faut trouver à l'extérieur et garder à l'intérieur. Non. C'est notre nature intrinsèque. En arrivant au monde vous êtes dans la félicité. Puis la société vous conditionne et vous devenez expert dans l'art de vous en éloigner au maximum, de chercher au-dehors des moyens d'atteindre la félicité.

Nous allons voir comment ne plus bloquer cette félicité qui vibre toujours en nous. Je n'entends pas par félicité ce bonheur ordinaire que nous ressentons dans notre vie quotidienne. Ce bonheur ordinaire est le résultat d'événements extérieurs, par exemple une heureuse occasion, un profit matériel, une nouvelle agréable, une relation qui fonctionne bien. Ou bien il est en rapport avec quelqu'un ou quelque chose du monde extérieur.

Ce type de bonheur dépend entièrement de personnes et de circonstances extérieures. Il nous apporte aussi la tristesse, car les gens et les circonstances changent sans cesse. Le comportement des autres diffère à divers moments. Et quand leur comportement change, notre bonheur aussi en est affecté.

La félicité dont nous parlons est différente. C'est un pur état intérieur qui ne saurait en rien être affecté par les incidents du monde. Ce noyau interne est votre état permanent. Quand vous l'aurez trouvé vous serez un témoin du monde extérieur, un heureux observateur. Vous y participerez pleinement, mais sans vous départir de votre félicité.

Il y avait dans une certaine famille un vieil homme qui se montrait toujours insatisfait. Il restait désagréable et morose, quoique la famille fasse pour lui remonter le moral. Ses enfants et petitsenfants venaient le voir et essayaient de l'égayer, sans résultat.

Subitement, du jour au lendemain, il devint sympathique et agréable.

Préface

Sa famille n'en revenait pas de cette soudaine transformation. Une de ses petites filles prit son courage à deux mains et lui demanda :

  • Grand-père, comment as-tu pu changer si subitement?
  • Toute ma vie je me suis efforcé d'avoir l'esprit satisfait, mais je n'y suis jamais arrivé. J'ai donc décidé d'être satisfait maintenant! répondit le vieil homme.

Tout n'est que projection de notre mental! Nous avons coupé le flot de félicité intérieure avec ce mental. Nous ne retrouverons pas la félicité à l'extérieur. Elle est déjà là, en nous. Il suffit de regarder à l'intérieur.

Comprenons qu'il existe une Conscience Universelle qui remplit le Cosmos tout entier et une Conscience individuelle en chaque individu. L'objectif de l'homme est de connecter les deux. Quand cette connexion est établie on dit de l'homme qu'il a atteint l'illumination, qu'il vit en THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM. Ce nom veut dire Félicité Eternelle.

En écoutant tous les exposés, en pratiquant toutes les techniques de méditation, nous devenons de plus en plus conscients de cette connexion. Nous essayons de la vivre avec plus de conscience. C'est l'unique but de tous nos efforts.

Il y a deux types de personnes : celles qui luttent avec les autres et qui gagnent, et celles qui luttent avec elles-mêmes, et qui gagnent aussi. Lutter avec les autres est facile, c'est peu de chose. Mais lutter avec soi-même est dur. Si vous êtes courageux vous vous battrez avec vous-même, vous détruirez ce que vous n'êtes pas, vous émergerez en Étre de félicité, vous fleurirez.

Le plus grand défi pour l'homme est de réaliser son potentiel intégral. Cela n'est possible que s'il va vers l'intérieur et se purifie sans cesse, jusqu'à devenir assez intelligent pour ne plus ramasser de poussière à l'intérieur.

En fait, le mot Swami désigne celui qui a réalisé tout son potentiel. Toute difficulté sur la planète Terre vient de notre incapacité à réaliser nos potentialités. On dit que le lion qu'on empêche d'être lion deviendra un renard. Si nous ne pouvons réaliser notre véritable potentiel énergétique, nous l'exprimerons de la mauvaise façon - en nous détruisant nous-mêmes ou en détruisant les autres.

L'énergie créatrice, ou potentielle, doit donc pouvoir s'exprimer de manière libre et fluide. La société devrait nous le permettre, d'une part, et nous devrions aussi avoir la technique permettant de l'exprimer. Est Swami un être humain qui a réalisé son pouvoir potentiel, qui s'exprime tel qu'il est, en parfait accord avec son Étre et qui vit dans la félicité!

Votre potentiel intérieur est formidable. Les psychologues et les mystiques ont dit et redit que l'homme ne vit pas intégralement son potentiel. Où est la faille? Qu'est-ce qui bloque? Pourquoi n'arrivons-nous pas réaliser notre plein potentiel?

Préface

Il nous faut avoir le courage de lâcher et d'explorer. Nous aurons alors les réponses à toutes ces questions. En amorçant une exploration sincère vous sentirez un glissement de la conscience, l'ouverture d'un espace intérieur où vous pourrez fleurir.

En fleurissant vous devenez un Roi. Vous vivez en Seigneur sur Terre. On a beau avoir tout le confort possible - argent, connaissance et le reste, on reste un mendiant tant qu'on n'a pas trouvé son espace intérieur. Trouver son être c'est devenir riche. La richesse intérieure est la vraie richesse.

Nous sommes tellement pris au piège des choses extérieures que nous restons totalement ignorants de notre être intérieur. Nous sommes si engagés dans l'aventure extérieure que nous ratons les merveilleuses aventures du monde intérieur. Nous passons bien loin de ce que les Rishis et les Maîtres ont connu. C'est cette expérience que je veux partager avec vous tous.

THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM, comment définiriez-vous la spiritualité en quelques mots?

La spiritualité c'est l'épanouissement sur quatre plans : une bonne santé physique, une bonne santé mentale, des rapports interpersonnels sans heurt et la capacité de gestion spontanée, que j'appelle aussi la responsabilité.

La santé physique est l'absence de maladie. Le médecin qui vous examine devrait pouvoir mettre dans son rapport que tout va bien pour vous.

Le deuxième plan, la santé mentale est l'absence de tout schéma de pensée négative subconsciente profondément enraciné, de souci, douleur, jalousie, mécontentement, ego, luxure, etc.

Le troisième aspect, des relations sans friction avec tous ceux qui vous entourent. Étre cordial avec chacun ne suffit pas. On doit pouvoir traverser n'importe quel niveau de relation avec tout type de personne sans ressentir de pression ni de douleur. Toute sensation de ce genre signifie qu'il y a un blocage à l'intérieur de vous qui fait obstacle à votre santé mentale.

Quatrième point, la capacité de réagir spontanément, que i'appelle la responsabilité. Quand vous pourrez prendre la responsabilité, quand vous pourrez dire spontanément oui à tout, direz oui et l'énergie coulera en vous. Bien sûr, il vous appartient d'utiliser cette énergie pour accomplir votre tâche. En continuant ainsi, votre expansion s'amplifiera.

Si ces quatre aspects sont épanouis en vous, alors vous êtes spirituel. Peu importe quelle est votre profession, que vous soyez marié ou non, que vous soyez jeune ou vieux, ou toute autre différence.

Swamiji, que dites-vous de l'alimentation végétarienne et non-végétarienne?

Tout d'abord, n'allez pas dire à tout le monde qu'il faut manger végétarien. Dans ces domaines inconnus, mieux vaut ne pas intervenir pour ne pas avoir d'ennui! La logique ne résout pas toutes les situations. Si nous disons aux gens de ne manger que végétarien ils nous répondront que les plantes ont une vie, comme les animaux ... alors comment peut-on les manger? Que répondrez-vous? Le sujet n'a pas de fin.

Ce que je peux vous dire c'est que je suis totalement végétarien parce que cette nourriture convient à mon corps. De nombreux Maîtres illuminés n'étaient pas végétariens. Bien sûr lorsque les Maîtres illuminés font certaines choses nous ne pouvons pas les juger, car leurs actions ne peuvent être définies par notre dictionnaire ordinaire. Une mauvaise interprétation nous ferait perdre de vue tout l'ensemble.

Ne classez pas les gens selon leur habitudes alimentaires et ne forcez personne à abandonner sa nourriture non-végétarienne.

Lorsque la télévision arriva en Bharat, on acheta un poste pour un foyer de mendiants.

Tous sauf un avaient pris l'habitude de regarder les émissions. Celui qui ne regardait jamais la télévision avait l'habitude de se plaindre auprès du directeur du foyer parce que les autres passaient de longues heures devant la télévision. Au bout d'un certain nombre de plaintes, le directeur lui dit :

Toi aussi, à partir de demain, tu devrais regarder la télévision. Interloqué, l'homme demanda ce que cela voulait dire. Le directeur répondit :

Comme tu n'es pas heureux de t'en priver, tu grognes contre eux. Tu as bien envie de regarder aussi, mais tu ne le fais pas parce que tu veux te sentir fort intérieurement. Mais cette privation te pousse à te plaindre d'eux.

De même, si vous ne vous sentez pas tout à fait heureux d'être exclusivement végétarien, vous obligerez les autres à le devenir. Celui qui fait quelque chose totalement ne force personne à faire comme lui.

C'est ce qu'on fait en doutant, ou sans gaieté de cœur, qu'on pousse les autres à faire aussi. Voilà le moyen de savoir si vous agissez de tout cœur ou non. Si vous êtes entier, vous vous suffirez à vous-même sans regrets, et vous ne troublerez personne. Vous laisserez les autres jouir de leur liberté.

Ceux qui mangent non-végétarien pendant une heure et oublient s'en sortent mieux que ceux qui mangent végétarien mais pensent non-végétarien vingt-quatre heures sur vingt-quatre!

Une petite histoire!

Un Maître Zen cheminait vers la ville avec son disciple.

En chemin ils rencontrèrent une rivière.

Une très belle femme se tenait sur le bord.

En les voyant, elle demanda au Maître de l'aider à traverser la rivière.

Le Maître la transporta promptement sur l'autre rive, la déposa et revint.

Le disciple fut totalement perturbé. Ce qu'il avait vu le dévorait à l'intérieur.

Tandis qu'ils approchaient de la ville il ne put s'empêcher de s'exprimer :

  • Maître, comment vous, un Maître, pouvez-vous toucher et transporter une jeune fille?
  • Il y a longtemps que je l'ai déposée, et tu la portes toujours? répondit le Maître.

Les Maîtres répondent toujours à celui qui pose la question, plutôt qu'à la question elle-même. Dans ce cas-là, le Maître aurait pu tout aussi bien expliquer son état suprême au disciple, et lui faire comprendre que peu lui importait qu'il ait transporté un homme ou une femme. Mais au lieu de faire cela, il fit comprendre au disciple que le blocage était dans son propre esprit, et pas dans le geste du Maître!

Si vous ne pensez pas pouvoir abandonner l'alimentation nonvégétarienne sans ressentir de manque, mangez-la jusqu'à ce qu'elle vous quitte d'elle-même. Attention, je ne prends pas ici la défense de l'alimentation non-végétarienne. Le végétarisme fait du bien à ma vie, à mon corps et à mon esprit, et donc je le pratique. Si vous voulez adopter mon mode de vie, devenez végétarien, voilà! N'abandonnez la nourriture carnée pour en souffrir et torturer l'autre pour qu'ils fasse comme vous. Passer des heures à contempler des points de détails comme le végétarisme, voilà notre problème.

Trois possibilités s'offrent en fait à vous :

La première, manger végétarien et ne plus y penser. Deuxième possibilité, manger non-végétarien, et oublier. La troisième, manger végétarien et vous sentir en manque, puis torturer votre entourage pour qu'il fasse comme vous. Evitez surtout de tomber dans la troisième catégorie!

Swamiji, lorsque je veux bien faire, par exemple si dans le bus je vois un homme âgé et que je veux lui offrir mon siège, je ne le fais pas, je me dis que je vais rester debout pendant le reste du voyage. Par contre, si je veux fumer une cigarette, quelque chose à l'intérieur de moi me pousse à le faire, me disant qu'une seule cigarette ne détruira pas ma vie. Pourquoi ne puis-je pas me contrôler et faire ce qui est correct?

Si vous recevez une information par votre mental, de l'extérieur, vous ne pourrez pas en saisir la clarté et la profondeur, même si vous la saisissez au niveau intellectuel. Mais si vous avez une expérience intérieure profonde, qui naît de votre propre compréhension, vous n'aurez aucun problème.

L'usage de la cigarette fait partie de votre être. C'est votre expérience personnelle. Ce n'est pas quelqu'un d'autre qui vous en parle, c'est donc votre cœur qui l'accepte.

Mais le bonheur que vous ressentez en offrant votre siège à quelqu'un dans le bus ne vient pas vraiment de votre expérience profonde. D'autres vous ont dit qu'il est bien d'offrir son siège à une personne âgée dans le bus, c'est tout. Vous ressentez tout au plus la satisfaction de respecter une règle de savoir-vivre. Dans le cas de la cigarette, vous êtes l'expérience elle-même.

Vous ne pouvez être poussé à faire ce dont vous n'avez pas fait personnellement l'expérience. Si vous aviez vraiment connu la ioie d'aider, vous auriez offert votre siège au vieillard.

La méditation permet de vivre l'expérience. Grâce à elle, notre cœur, même dur comme la pierre, peut fleurir. Il deviendra doux et sensible comme du coton, et nous ressentirons le besoin d'aider les autres.

Nous lisons dans une revue ou nous entendons de la bouche des aînés qu'il est bien de laisser son siège à une personne âgée dans le bus. Mais cet élan de solidarité devrait fleurir en nous-mêmes et nous pousser à rendre service.

La sensibilité ne sera un mode de vie que si la méditation a fait son effet, sinon elle restera à fleur de peau. Pour que le message recu par le mental aille au cœur, il nous faut une machine, une perceuse : la méditation. Avec la pratique, la justice, l'honnêteté et les autres vertus qui nous ont été enseignées deviendront un mode de vie et vous goûterez à un vrai nectar. Autrement toutes ces vertus resteront du savoir intellectuel, elles ne deviendront pas une connaissance expérimentale.

Plus tard, lorsque nous entrerons dans le vif du sujet, vous aurez une réponse plus détaillée sur ce qui vous pousse à agir de manière inconsciente, tout en sachant ce qui est juste.