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Résultat Garanti

Lacher le besoin d'attention

Le Maître lui donna aussi sa fille Bamati en mariage et il mourut peu après.

Vachaspati Mishra s'attela consciencieusement à la tâche.

Il était continuellement plongé dans l'écriture qui devint pour lui une méditation active et transformatrice.

Il écrivit pendant des mois.

Puis les mois devinrent des années, puis des décennies.

Il ne voyait rien d'autre, il ne pensait à rien d'autre, n'entendait rien d'autre pendant tout ce temps.

Enfin, il arriva au terme de l'œuvre.

Il ne manquait plus au livre que son titre.

Il leva enfin les yeux de son travail.

Il vit une vieille dame qui allumait la lampe près de lui.

Vachaspati Mishra fut surpris. Il lui demanda :

  • Oui es-tu?

La dame répondit :

  • Ne vous occupez pas de moi. Continuez votre travail.
  • Le livre est fini. Dis-moi qui tu es.
  • Je suis votre femme.

Vachaspati Mishra eut un choc.

Il n'en revenait pas.

Il avait passé trente ans à écrire un livre sans avoir une seule pensée pour sa propre femme! Il n'arrivait pas à le croire.

  • Pourquoi ne me l'as-tu pas rappelé pendant toutes ces années? cria-t-il.
  • Pourquoi faire? Vous étiez plongé dans l'écriture du livre. Je n'ai pas jugé utile de vous interrompre, répondit-elle tranquillement.

Vachaspati Mishra continua :

  • Tu as sacrifié ta vie entière par amour de l'humanité! Comment puis-je me rattraper?

Bamati répondit :

  • Ce fut une joie de vous servir. Ce fut un privilège de vous pouvoir vous aider pendant que vous écriviez ce livre magnifique. Il n'y a rien à ajouter.

Vachaspati Mishra versa des larmes de joie.

Il rendit le plus grand hommage qui soit à sa femme : il donna son nom, Bamati, au livre. Aujourd'hui encore, le commentaire le plus extraordinaire sur le livre le plus précieux de l'humanité porte ce nom : Bamati.

Le besoin d'attention Lâcher

Bamati a été immortalisée à cause de sa dévotion désintéressée et de son amour. Elle se suffisait à elle-même.

Ce n'est pas qu'elle évitait de déranger son mari. Elle n'avait pas besoin de le faire! C'est très différent.

Le plus souvent nous recherchons l'autre mais nous restons tranquilles par crainte de le perturber.

Mais la personne dont nous parlons ici n'avait pas besoin d'attention, ce qui est différent. Elle n'avait pas le sentiment de gâcher sa jeunesse, elle ne faisait pas de compromis. Elle était simplement elle-même et cela lui suffisait. Elle n'a pas eu un choix difficile à faire, comme celui de ne pas déranger son mari. Elle était si centrée sur son énergie intérieure que cela n'avait pour elle aucune importance.

Bamati vit encore, même après sa mort. Nous mourons à chaque minute que nous vivons. Voilà la différence.

Qui peut aujourd'hui lire le journal en paix chez lui pendant une demi-heure? Votre femme peut-elle regarder son feuilleton télévisé en paix pendant une demi-heure?

Au moment même où vous prenez le journal votre femme vient vous parler des événements importants qui ont eu lieu dans la maison. Et elle se plaint que vous ne lui accordiez pas assez attention, elle vous reproche de passer tout votre temps dans le journal.

Et au moment même où votre femme regarde son feuilleton préféré, votre estomac crie famine et vous voulez qu'elle vous serve à manger. Vous maudissez cette télévision qui programme ses feuilletons au mauvais moment!

C'est ainsi que se perpétue le schéma des scènes conjugales.

Une petite histoire!

Un homme est assis avec sa femme au restaurant.

Après avoir commandé, ils attendent d'être servis. La femme commence à se plaindre :

  • Chéri, depuis que nous sommes entrés dans ce restaurant, tu es plongé dans ton journal
  • Désolé, ma chérie, s'excuse le mari. Puis, s'adressant au serveur :
  • Apportez-moi un autre journal, s'il vous plaît!

Nous recherchons toujours de l'attention. Si nous n'en recevons pas nous nous mettons en colère et nous vitupérons. C'est la racine de toute colère, de toute déception et de toute frustration.

Nous devons cesser de demander pour commencer à donner, à rayonner l'énergie. Mais nous ne savons pas comment tourner notre attention vers l'autre. Nous sommes si habitués à être le centre de l'attention. Nous devons apprendre à avoir le monde extérieur comme centre d'attention.

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Comment faire?

Pendant les prochains jours j'aimerais que vous fassiez cet exercice :

Choisissez un partenaire du même sexe que vous. Occupez-vous complètement de votre partenaire. Vous devrez toujours avoir l'œil sur son confort, toujours vous assurer qu'il ou elle est heureux(se) et à son aise. Voyez si quelque chose lui manque. Au lieu d'attraper le plateau du repas pour vous-même, donnez-le lui et servez-vous ensuite. S'il n'y a pas d'eau chaude dans votre chambre, voyez s'il y en a dans la sienne.

Et je ne veux pas que vous vous mettiez avec vos amis ou vos parents! Je ne veux pas que vous choisissiez des gens avec qui vous pourrez échanger vos adresses plus tard pour devenir amis! Choisissez au hasard, prenez un étranger, prenez la personne la plus proche de vous.

Nous avons passé presque toute notre vie à ne penser qu'à nous-mêmes. Tout au plus nous soucions-nous de notre famille proche et là encore c'est parce que nous pensons qu'il y va de notre devoir. C'est ce que nous appelons de l'amour.

Cet exercice vous permettra de découvrir ce qu'est l'amour désintéressé! C'est un amour qui n'attend rien de l'autre.

Les participants choisissent un partenaire et s'installent.

Le véritable amour est si profond et il apporte tant d'énergie qu'il faut le vivre pour le connaître.

C'est une expression de l'énergie, ce n'est pas une transaction. Mais dites-moi, êtes-vous capable d'aimer des gens que vous rencontrez pour la première fois?

Non Swamiji! Mais si nous ne les connaissons pas, comment pourrons-nous les aimer?

Voilà ce que vous pensez! Avec un peu de compréhension intellectuelle et de méditation vous verrez qu'on peut aimer sans raison! Vous aimerez les arbres sur la route, vous les caresserez en sentant l'énergie s'écouler de vous. Vous pourrez aimer les gens que vous croisez sans même les connaître. L'amour est en fait votre être-même, pas une attitude évaporée.

Rien n'est aussi mal interprété de nos jours que l'amour. C'est surtout une transaction. Quelqu'un vous dit quelque chose d'agréable et vous l'aimez. Demain, la même personne a un manquement et vous l'aimez moins, vous pouvez aller jusqu'à la détester.

Même l'ami de votre vie, celui ou celle avec qui vous conversez tous les jours sur l'ordinateur où que vous soyez dans le monde vous semblera soudain plus lointain s'il ou elle vous dit quelque chose que vous n'approuvez pas. Il faudra ensuite un certain temps pour que vos échanges reprennent avec la même intensité.

Où était passé votre amour? Il était en souffrance!

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Vous jouez en fait à un jeu, un jeu où amour et haine sont interchangeables. Cette relation mi-figue mi-raisin n'est pas de l'amour.

Comprenez qu'il ne s'agit que votre propre réaction à la personne ou à la situation. Ce que nous appelons amour n'est pas le vrai amour. C'est un amour purement subjectif.

L'amour véritable n'a pas d'objet. Il est là, qu'il y ait objet ou pas. Il est lui-même le sujet, il ne connaît pas d'objet. Vous êtes le sujet et vous êtes devenu amour, c'est tout. Tout objet qui entre en contact avec cet amour le ressent. Tout comme une rivière coule naturellement en faisant profiter tout le monde partout où qu'elle passe, l'amour véritable qui se dégage d'une personne est ressenti par toutes celles qui sont autour d'elle.

Il n'y a absolument pas de place pour le conditionnement dans l'amour véritable. Votre énergie devrait déborder et s'exprimer en amour. C'est ainsi que vous pourrez sauter la barrière des relations pleines de nœuds et vous exprimer en toute beauté, en être aimant!

Pour découvrir cette qualité de votre être qui est amour, il y a deux choses à faire. Premièrement, vous devez lire, relire et écouter régulièrement ce type d'explication pour créer en vous une conviction, pour créer un espace de développement du processus de transformation.

Deuxièmement, vous devez méditer pour que cette transformation ait effectivement lieu.

A mesure que vous approfondirez vos relations dans le quotidien vous comprendrez que tout ce que vous ressentez n'est pas de l'amour mais une forme de donnant-donnant fait de concessions. de compromis, de sentiments du devoir, de peur et de culpabilité, mais pas d'amour véritable. Tout ceci au nom de l'amour.

La méditation vous guidera vers les profondeurs de vous-même et elle vous aidera à surmonter ces fausses conceptions de l'amour. La méditation agira sur vous au niveau de l'Être. Quel raccourci! Il vous faudrait une vie entière pour comprendre tout cela tout seul, par expérience. Mais la méditation ouvre un espace intérieur qui vous le fera comprendre clairement, quelque soit votre âge.

Quand vous saurez aimer sans raison, votre expansion n'aura pas de fin. Votre monde s'agrandira soudain, votre vie sera remplie d'extase. Vous trouverez la source de votre propre énergie en vous-même, pas à l'extérieur. Vous deviendrez une source d'énergie pour vous-même et pour les autres.

L'énergie qui est en vous doit toucher les autres. Vous n'aurez pas le choix, car elle sera débordante.

Les autres seront attirés vers vous.

Vous vous sentirez entier, plein d'amour!

Swamiji qu'en est-il de l'amour entre la mère et l'enfant? N'est-il pas désintéressé?

Tacher le besoin d'attention

Même l'amour maternel comporte des attentes, Ma. Les gens m'opposent souvent leurs arguments lorsque je dis cela. C'est vrai qu'une mère aime son enfant. Mais à la fin de la journée il y a cette attente imperceptible, tous ces non-dits associés à son amour.

Il suffit que l'enfant la prenne une seule fois à rebrousse-poil pour qu'elle lui refasse le récit de tout ce qu'elle a fait pour lui depuis son enfance.

I Jne simple égratignure dans la relation suffit à tout faire rejaillir.

L'amour véritable est l'expression de l'énergie existentielle qui est en vous. Cet amour ne saurait concevoir de tels arguments. Il ne sait faire qu'une chose : couler sans raison. Il ne garde aucune trace ni aucun rapport. Il ne se réfère pas au passé pour créer des disputes. Il coule parce qu'il déborde, c'est tout! Il ne remet iamais rien en question car il ne sait pas faire!

Faire allusion aux incidents du passé c'est démontrer qu'il y avait des attentes cachées derrière votre amour et que dans ce cas ce n'était pas vraiment de l'amour. Comprenez-le.

Il en va de même pour le fils. Le fils aime sa mère, il s'attend à ce qu'elle s'occupe de lui, qu'elle se réveille à cinq heures du matin pour lui faire son repas à emporter, qu'elle s'occupe de ses vêtements, jour après jour et sans faille.

Il adore sa mère parce qu'il apprécie ses soins, son attention, ce luxe.

Un jeune élève étudie les fractions. La maîtresse lui demande :

  • Si nous prenons un gâteau et le divisons en 5 parts, et que nous le distribuons aux membres de la famille, quelle portion du gâteau auras-tu?
  • Deux cinquièmes, Ma'ame, 2/5.
  • Quoi? tu n'as pas bien étudié ta leçon sur les fractions?
  • Mais Ma'ame, ma maman va me donner sa part si le gâteau me plaît!

Les mères sont prêtes à se sacrifier pour leurs enfants, certes, mais nous parlons ici de l'attitude avec laquelle elles se sacrifient.

Elles devraient le faire par débordement d'énergie, pas à cause d'attentes cachées. Ce qu'elles font ne laissera pas de trace en elles si elles le font par débordement d'amour. Même si des traces restent, elles ne remonteront pas en surface dans un esprit de vengeance. C'est lorsqu'on les a accomplis par sens du devoir que ces faits nous restent en mémoire et qu'ils remontent à l'occasion.

L'amour dont les gens parlent vit d'attentes. C'est un fait indéniable, même si tout le monde le conteste avec véhémence. L'attente est si bien incrustée dans l'amour qu'elle est difficile à percevoir, difficile à admettre lorsque quelqu'un ose en parler.

En fait, tant que tout se passe bien, cette idée est difficile à