ªÉä iÉÖ vɨªÉÉǨÉÞiÉʨÉnÆù ªÉlÉÉäCiÉÆ {ɪÉÖÇ{ÉɺÉiÉä ¸ÉqùvÉÉxÉÉ ¨Éi{É®ú¨ÉÉ ¦ÉCiÉɺiÉä%iÉÒ´É ¨Éä Ê|ɪÉÉ&12.20
ye tu dharmaamrtam idam yathoktamm paryupaasate sraddadhaanaa mat-paramaa bhaktaas teteeva me priyaah (12.20)
'Ceux qui suivent vraiment cette voie impérissable de la vertue avec foi, faisant de Moi le but Suprême, me sont très chers.'
Krishna conclut ainsi le chapitre sur le Bhakti Yoga, l'Union à travers la dévotion.
Le Dharma est la vertue spirituelle. Ce n'est pas un ensemble de règles et de règlements instaurés par la société et la religion. En fait, le dharma n'a rien avoir avec tout cela.
L'être humain a tendance à enfreindre les règles. Par exemple, à la vue d'un panneau de limitation de vitesse, un chauffeur accélèrera dès qu'il aura la conviction qu'il n'y a pas de gendarmes aux alentours. Les règles, en particulier les règles établies par la société, semblent restreindre la liberté d'expression et de mouvements. Les règles sont toujours une nécessité pour les autres mais jamais pour nous !
Les règles ainsi que les commandements religieux sont pires encore. Ils sont basés sur les principes de l'avidité et de la peur, et existent dans l'objectif de contrôler, de contrôler complètement. Contrairement aux gens qui dirigent la société, les leaders religieux savent qu'ils n'ont aucun pouvoir constitutionnel pour contrôler les gens ; par conséquent, ils sont forcés de créer des techniques plus subtiles pour contrôler les gens. Alors, ils ont inventés les péchés.
Parallèlement aux péchés, les religions ont crée le paradis et l'enfer. Mais comprenez clairement qu'il n'existe ni paradis ni enfer ! Le paradis et l'enfer ne sont pas des lieux géographiques, ils sont dans votre esprit ! Vous commettez des péchés car vous vivez dans un enfer mental ! Et vous n'irez pas en enfer parce que vous avez commis des péchés !
Mais les religions aussi veulent continuer à exister et pour cela, elles doivent contrôler. Comment survivraient-elles si elles vous poussaient à prendre conscience de votre divinité? Alors elles doivent vous étiqueter 'pécheur', 'pécheur' depuis la naissance. Ainsi, on vous fait croire que seule la religion peut vous donner le salut et que vous ne pouvez pas vous racheter car votre nature intrinsèque est mauvaise.
Comprenez cela, vous n'êtes pas pécheur ! Le divin réside en Vous ! Notre seul et unique péché, le peche originel, est de ne pas reconnaître que nous sommes divin. Par consequent, nous n'avons pas besoin de lutter pour nous liberer. Il nous suffit juste que nous devenions conscient de notre divinité intérieure.
Dans les écritures Hindoues, les différentes vérités spirituelles sont appelées yama et se composent de la façon suivante : Satya, Ahimsa, Asteya, Aparagriha et Bramacharya.
Ces vérités spirituelles sont assez proches des Dix Commandements.
Satya est la Vérité ; c'est la vérité en pensées, en actions et en paroles. Ce qui se trouve à l'intérieur s'exprime à l'extérieur. La Vérité ne peut être exprimée que si l'on est dans le moment présent, lorque l'esprit et l'ego sont désengagés, quand tout ce que nous ressentons est exprimé sans être filtré par l'ego.
Ahimsa correspond à la non-violence, une fois de plus au niveau des pensées, des actions et des mots. Ahimsa se manifeste par la réalisation de la conscience collective, par la réalisation que nous formons Un avec l'univers, que nous formons Un avec tous les Etres de l'univers. Quand cette réalisation se produit, faire du tort à autrui revient à se faire du tort à soi-même. La violence se transforme alors en compassion.
Asteya correspond à la convoitise. C'est prendre conscience que l'on est unique dans le cadre de la conscience collective, et ne pas convoiter les biens d'autrui.
Aparigraha est le fait de mener une vie simple en se contentant du minimum, dans la limite de ses besoins propres. Cela consiste également à ne pas développer des désirs basés sur l'avidité.
Bramacharya consiste à vivre dans la réalité. Ce mot est souvent mal traduit par le terme 'célibat'. En fait, il signifie se débarrasser des fantaisies, des illusions, des attentes et de vivre la vie comme elle se déroule.
Toutefois, suivre ces préceptes implicitement est humainement impossible de nos jours et à cette époque. Les Sanyasis qui font ce vœu ont beaucoup de difficultés à les respecter. Et pour tous ceux qui vivent dans le monde matériel, ils sont presque impossibles à réaliser.
En ce qui me concerne, je dirais que ces règles de yama, de conduite spirituelle, sont le résultat de l'illumination et non la voie qui mène à l'illumination. En cette époque moderne, la voie de la vertue dont parle Krishna, cette voie qui mène à lui, est la voie de la méditation. Quand on suit la voie de la méditation, automatiquement on atteint le cycle vertueux de la prise de conscience qui nous conduit vers la Conscience de Krishna.
La méditation est un processus qui calme le mental. Grâce à ce processus, nous atteignons l'état de non pensées, l'ego disparaît par conséquent, les barrières qui nous empêchent de réaliser notre vraie nature Divine disparaîssent. Nous devenons ainsi conscient de qui nous sommes. Nous réalisons que nous ne formons qu'un avec le Divin.
Nous avons regroupé les questions de différents chapitres. Je vais essayer de répondre à quelques unes de ces questions et nous mettrons ensuite un terme à cette session.
Question : Maître, vous avez dit qu'il n'y a aucun mot en sanskrit pour traduire le mot 'divorce', mais le divorce est une réalité en Occident. Le divorce est-il possible spirituellement ?
Réponse : Soyez bien clairs. Si vous êtes spirituel, le divorce n'est pas nécessaire. Si vous éprouvez le besoin de divorcer, c'est qu'il y a quelque chose qui ne va vraiment pas. Comprenez bien cela, la spiritualité véritable fera de vous un meilleur mari, une meilleure femme. Ne vous plaignez pas en disant :'Non, non, il n'est pas spirituel, il n'est jamais sur la même longueur d'onde que moi. Toutes ces choses arrivent à cause de vos attentes.
En accord avec nos samskaras - nos mémoires passées – et tout ce que nous nous voyons en plus autour de nous, chacun de nous développe un modèle, une image de ce qu'il veut voir chez son compagnon, son âme sœur. Cette recherche du compagnon idéal est génétique, programmée par la nature afin d'assurer l'existence de l'espèce humaine.
Ce que nous voyons n'est pas ce que nous obtenons. Nous voyons une image toute rose et nous tombons amoureux. Comprenez, nous ne disons jamais « s'élever amoureux » ! Nous disons toujours « tomber amoureux » C'est une descente, jamais une ascension. Quand nous devenons plus proches, les rencontres, le temps que nous passons ensemble semble de plus en plus long, l'espace diminue entre les deux personnes, la couleur passe du rose au jaune taché. Voilà un peu ce qu'est le mariage !
Un homme offre un chiot à un couple de jeunes mariés. Six mois plus tard, il rencontre le mari et lui demande comment va son couple. Le mari répond : « Au début, le chiot aboyait, et ma femme m'amenait le journal. Maintenant, c'est le chien qui m'amène le journal et ma femme qui aboie après moi ! »
Nous sommes remplis d'attentes, si remplis de fantasmes que nous ne pouvons pas lâcher prise pour apprécier l'autre personne pour ce qu'elle est. Dieu nous a tous créé. Pourquoi essayons-nous de rendre l'autre personne meilleure que Dieu l'a créée ? Cela n'est pas possible, n'est-ce pas ? Toutefois, nous prenons un pinceau et essayons « de peindre et repeindre » la personne selon notre plan. Ou alors nous prenons un marteau et des ciseaux pour sculpter la personne selon notre goût. Ce n'est pas étonnant que le sang coule dans nos mariages. Dans les Sutras de Siva, Devi Parvati demande à Siva : « Seigneur, qu'est-ce qui rend un couple heureux ? »
Dans chaque mariage, il y a quatre personnes. Dans le lit de chaque couples, il y a quatre personnes : l'homme, la femme, la femme des fantasmes de l'homme et l'homme des fantasmes de la femme. Quand l'homme et la femme mettent de coté leurs fantasmes et qu'il ne reste que les deux membres du couple dans le lit, le mariage devient stable !
Laissez-moi vous dire honnêtement, vous voyez ce que vous projetez. Cela peut blesser votre ego, cela peut vous blesser. Mais regardez au fond de vous-même et vous comprendrez que vous aussi contribuez aux différents problèmes. Personne ne peut vous blesser, ne peut vous déranger, ni vous posséder, sans votre permission.
Vous devez sûrement avoir un intérêt direct pour que vous permettiez à ce type d'individu d'entrer dans votre vie. Attirer les gens qui ne sont pas sur la même longueur d'onde que vous, en soi-même, n'est pas spirituel. Cela signifie qu'il y a quelque chose qui ne tourne pas rond au niveau de votre Etre. Cherchez, travaillez dessus, soignez vous, et tout deviendra parfaitement clair.
Q : J'ai lu des expériences et rencontré des gens qui ont vécus l'expérience de la mort et son sortis de leur corps. Ils disent tous que cela est une expérience extraordinaire ! Alors pourquoi la Gita l'a décrite comme étant douloureuse, comme la morsure d'un millier de scorpions ?
R : Comprenez que quand je parlais de l'expérience de la mort, je faisais allusion à une mort normale. Dans votre cas, vous dites, « j'ai lu et je connais quelques personnes qui ont fait cette expérience ». A partir du moment que vous dites « j'ai lu », cela signifie que vous avez lu quelque chose concernant leurs expériences. Lorsque vous dites « j'ai entendu parlé de ces gens », cela signifie que d'une façon ou d'une autre, ces personnes meditent et sont spirituelles. C'est la raison pour laquelle elles ont fait cette expérience et en sont revenues.
Je parlais moi de quitter le corps une fois pour toutes. Ce dont vous parlez est de « faire l'expérience » et revenir. Faire l'expérience de la mort et revenir signifie que l'expérience est une experience spirituelle, mais pas l'expérience ultime de la mort ! Je voulais parler de la mort physique et non d'une transformation consciente.
Ce que Ramana Maharishi a expérimenté fut une expérience de la mort au niveau de la conscience mais ce que j'essayais de vous décrire était en fait la mort normale de l'être humain ; la mort physique de l'Etre humain. Comprenez la différence.
Selon mon expérience de la vérité, lors de la mort, l'esprit passe à travers sept niveaux d'énergie. L'individu voit défiler toute sa vie, aucun détail n'est omit. Le corps fait de nouveau l'expérience des souffrances, des plaisirs, des désirs, des sentiments de culpabilité et toutes les émotions similaires que vous avez vécues au cours de votre vie. C'est comme cela que vous traversez l'enfer et le paradis.
La souffrance vécue à travers ce processus est similaire à la piqûre de milles scorpions. On a l'impression que le corps est ouvert en étant déchiré de la tête aux pieds. La seule façon d'éviter cette douleur, c'est d'avoir eu un aperçu de cette expérience au moins une fois dans sa vie. Ceci n'est possible qu'à travers la méditation.
C'est ce que je fais lors du programme N.S.P. . Je vous fais entreprendre le voyage que votre esprit traversera au moment de la mort, tout en méditant sur vos Samskaras à chaque étape afin de les dissoudre. Cela ouvre la possibilité de mourir sans souffrir et de ne plus renaître.
Q : Krishna dit « Mes dévots ne meurent jamais » Mais si tout est Dieu, peut on dire que les choses périssent réellement? Krishna semble dire que seuls ses dévots ne périssent jamais, alors que les autres périssent… Expliquez-moi cela s'il vous plaît et enlevez mes doutes.
``` R : Comprenez bien cela: vous devenez dévot de Krishna dès que vous réalisez que vous ne périrez jamais. Il n'y a pas de catégories telles que les dévots de Krishna et les autres, ni de dogmes annonçant que les dévots de Krishna ne périront pas alors que les autres si ! Quiconque comprend qu'il ne périra pas devient automatiquement un dévot de Krishna. A partir du moment que vous comprenez ce concept, vous devenez Son bhakta, Son dévot. Que ce soit bien clair : si vous comprenez que tout est Dieu, alors rien ne périt.
Na me bhakta pranasyati : Il dit : « Mon dévot ne périt jamais. » Cette déclaration est relative si vous comprenez que tout est Dieu, rien ne périt. Quand vous comprenez ce niveau, si vous atteignez ce niveau, cette déclaration n'est pas pour vous. Cette déclaration est pour les gens normaux qui sont sur la voie, les gens qui essaient encore de comprendre. Tout d'abord, si vous avez fait l'expérience que tout est Dieu, il n'est pas nécessaire de vous questionner concernant cette déclaration.
Ensuite, à partir du moment que vous comprenez que rien ne périt, vous devenez un bhakta de Krishna. Donc Krishna ne fait aucune déclaration avec partialité. Il ne montre aucun signe de favoritisme en disant que « seuls Mes dévots ne périront pas, tandis que les autres périront. »
Non ! Ce n'est pas ce qu'il veut dire. Quiconque comprend cette philosophie, cette science, ne périra pas. Si vous comprenez cette science sans même être un dévot de la flûte de Krishna ou de sa plume de Paon, vous ne périrez pas, donc ne vous en faites pas !
Si vous pensez que Krishna ne représente que la flûte et la plume de paon, alors seulement à ce moment là, la question fera surface. Mais si vous comprenez que Krishna est au delà de la flûte et de la plume de paon, vous n'aurez pas de doutes. « Mon dévot ne périt jamais. Lorsqu'il comprend cela, il ne périt point. » C'est ce que veut dire Krishna.
Krishna n'est pas le Krishna que vous croyez. Il n'est pas la forme unique à laquelle vous êtes habituée. Il est l'énergie de la Super Conscience, l'énergie cosmique, Parasakti.
Un groupe de dévots fanatiques de Krishna assistent à une de mes conférences. Ils me demandent : « Vous parlez de la Gita de manière si élégante. Croyez-vous en Krishna ? »
Je répondis « Bien sur. »
Ils dirent : « Alors si c'est vrai, comment pouvez vous considérer les autres Dieux comme des divinités ? Nous savons que vous avez un temple de Dakshinamurty dans votre Ashram. Comment pouvez-vous faire une telle chose ? Krishna déclare clairement dans la Gita qu'il est tout et que rien d'autre n'est important. »
Je leur ai expliqué : dans la Mahabharata, après la guerre, Arjuna et Krishna se promènent. Arjuna se tourne vers Krishna et lui dit, « Je ne me rappelle plus tellement de ce que tu m'as dit avant que la guerre ne commence sur le champ de bataille. Peux-tu me rappeler toutes ces choses ? »
Krishna sourit et dit : « Oh ! Tu as oublié ? Mais je suis désolé Arjuna, j'ai aussi tout oublié ! »
Arjuna est perplexe et demande : « Krishna, comment estce possible ? »
Krishna répond : « Quand je l'ai enseigné sur le champ de bataille, j'étais dans l'état de super Conscience Parabrahma Krishna. Maintenant je suis Vasudeva Krishna. Je ne peux pas me rappeler ce que j'ai dit dans ce mode d'énergie universelle ou j'étais sans forme. »
Mais rempli de compassion, Krishna lui explique de nouveau l'essence de ses enseignements, qui forment aujourd'hui la compilation d'Anu Gita.
Ils furent satisfaits dès qu'ils comprirent le principe que la conscience Divine de Krishna est identique à toutes les autres divinités, bien que l'adoration soit différente.
Le Krishna qui déclare 'Mes dévots ne périront pas' est le Parabrahma Krihna. Dans cet état, il réside en chacun de nous. Si nous réalisons cette vérité nous devenons son dévot, nous aussi devenons Krishna et formons un avec la Conscience de Krishna et nous ne périssons pas.
Questions et Réponses
Q : Pouvez-vous expliquer comment se débarrasser complètement des samskara (mémoires gravées) et aussi comment complètement lâcher prise et s'abandonner ?
A : Vous voulez savoir comment se débarrasser des samskara, comment tout lâcher et s'abandonner. Venez participer aux cours des deux prochains jours et je vous dirais. Ces cours traiteront des samskara. Nous allons travailler en profondeur sur chacun de vos samskara. Les samskara des désirs, les samskara de la culpabilité, les samskara de la souffrance; nous travaillerons séparément sur chaque samskara.
Non seulement il y aura un cours mais il sera interactif. Nous travaillerons ensemble pendant trois à quatre jours particulièrement sur le guna hraya yoga et sur tous les chapitres qui traitent surtout des samskaras.
(Ces différents chapitres sont disponibles dans des livres séparés)
Q : Swami, Savasana ( la posture allongée) est elle favorable à la méditation, ou devrions nous être assis pour méditer ?
R : Si vous vous allongez, vous ne ferez que vous endormir ! Même assis il arrive que l'on s'endorme. Donc naturellement si vous vous allongez, vous allez vous endormir. S'il vous plait, ne vous allongez pas pour méditer. Vous voyez, quand vous dormez, vous pouvez méditer, mais ne dormez pas pendant que vous méditez. Il n'y a rien de mal à ce que vous méditiez pendant votre sommeil. Mais si vous dormez pendant que vous méditez, il y a un sérieux problème. Ne faites pas savasana pour méditer, mais méditez quand vous faites savasana.
Q : Si quelqu'un meurt un jour de Mahashivaratri ou n'importe quel autre jour favorable, est-ce que l'âme ira directement au paradis ?
R : Je pense avoir déjà répondu à cette question. Le Dakshinayana (mouvement du Soleil dans le sud du 22juin au 22décembre), uttarayana (mouvement du Soleil du 22décembre au 22juin) toutes ces choses ne sont que psychologiques, mais non chroniques. Quand je dis uttarayana, quand Krishna dit uttarayana, il se réfère au moment ou votre énergie bouge vers le haut, c'est cela uttrarayana. Quand vous êtes parfaitement à l'aise avec vous même, c'est l'état d'uttarayana.
Que ce soit clair, c'est psychologique, il n'existe rien de tout cela. A Disney World par exemple, il y a une réduction sur le prix des tickets le mardi et le mercredi ; car pendant ces deux jours, très peu de gens fréquentent ce lieu. Donc pendant ces deux jours, il y a des remises et des offres spéciales. Il n'y a aucune remise ni d'offres spéciales au paradis. Cela dépend simplement de la qualité de vie de chacun. Donc comprenez bien, il n'y a aucune offre spéciale.
Siva, le mot Siva signifie : favorable, cet aspect favorable qui se manifeste spontanément. Il est sans cause, se manifeste naturellement ; Il se manifeste divinement. Ratri signifie aussi intensité et pas seulement « la nuit » comme nous l'entendons. Sivaratri ou mahasivaratri est la période ou le degré de « favorabilité » est à son maximum. Vos prières sincères avec une profonde conscience vont être exaucées. Si elles sont faites en faveur de l'Univers.
Comme je l'ai dit précédemment, il n'y a pas de paradis, il n'existe que dans les dictionnaires religieux. Le paradis n'est pas un lieu géographique, c'est un lieu qui n'existe que dans votre esprit. Si vous accédez a la prise de conscience totale, vous serez dans la félicité et vous serez au paradis.
Q : Si l'on ne doit avoir aucun but, réaliser la béatitude en elle-même, n'est elle pas un but ? Aidez-moi à comprendre s'il vous plait!
R : Atteindre la félicité ne doit pas être un but que vous vous fixez. Vous allez manquer la félicité et tout rendre confus. Lâchez tous vos buts ; la félicité se manifestera automatiquement ! Il est impossible de forcer une fleur de lotus à s'épanouir. Vous pouvez tout simplement créer les conditions favorables à son épanouissement et attendre. Et naturellement la fleur de lotus s'épanouira de son propre chef. Il n'y a rien que vous puissez faire, si vous forcez les pétales à s'ouvrir, le lotus mourra, ce ne sera pas un lotus vivant. Donc n'essayez pas de tuer la félicité avec un faux sourire. Que le sourire prenne sa source de votre Etre ! Laissez ce sourire déborder comme une expérience de joie ! Si vous plantez une graine dans des conditions favorables, elle s'épanouira et grandira par elle-même. Il en est de même pour la félicité. Si vous enlevez constamment la graine de la terre pour vérifier si elle s'épanouit ou non, vous n'obtiendrez rien !
Laissez-moi vous raconter une petite histoire : trois singes trouvent une mangue. Ils ne veulent pas la partager et n'arrivent pas à décider qui va la manger. Ils décident d'aller voir un grand maître singe pour lui soumettre le problème. Le maître singe dit : « Laissez moi manger ce fruit. Prenez la graine et plantez la. Elle deviendra un arbre et portera des fruits en abondance, vous n'aurez plus aucun problème pour les partager. »
Les singes acceptèrent et permirent au Maître singe de manger les fruits, puis ils plantèrent la graine. L'un des singes arrosa l'endroit où il avait planté la graine, un autre mit de l'engrais à cet endroit, et le troisième dit, « Et moi, je me suis assuré que personne n'avait volé la graine. »
Le Maître singe demanda à ce troisième singe, « Mais qu'avez vous fait exactement ? »
Le troisième singe répondit, « Et bien, tous les jours j'ai déterré la graine et me suis assuré que tout allait bien, puis je l'ai remise à sa place ! »
Rien ne se passera aussi longtemps que vous continuez à vérifier! Si vous voulez arrêter de concevoir la félicité comme le but en Soi, alors vous devez tout oublier à ce sujet. Poursuivez la voie de la méditation, et la félicité s'épanouira d'elle même. Mais elle ne croîtra pas si vous vérifiez mentalement si vous êtes dans la félicité ou non tous les jours!
Q : Cher Maître, si quelqu'un passe sa vie à penser à l'argent, quel type de vie aura t'il à sa naissance suivante ? Aura t'il la vie d'un homme riche où d'un homme pauvre ?
R : Cela dépend de votre intelligence et de la quantité de responsabilité que vous voulez avoir. Si vous êtes assez intelligent pour prendre vos responsabilités, alors ne vous embêtez pas à penser aux vies suivantes ! Alors dans cette vie même, vous mènerez la vie d'un homme riche. Si vous n'êtes pas assez intelligent pour prendre des responsabilités, et pour travailler dans ce sens là, vous serez alors pauvre dans cette vie et également dans les autres vies ! Si vous êtes prêt à ajouter à votre vie les ingrédients nécessaires pour mener la vie d'un homme riche, alors vous serez capable d'y arriver.
Vous voyez, pour cuisiner un nouveau plat, vous devez mélanger tous les ingredients nécessaires. Alors seulement serez vous capables de préparer cette recette. C'est comme cela. Mais bien sûr, parfois, les choses fonctionnent différemment !
Une femme cuisinait. Son mari entra dans la cuisine et lui dit, « Qu'est ce que tu cuisines ? » Elle répondit, « Je n'ai pas encore fixé de nom. Une fois que se sera prêt, je donnerai un nom à ce plat. Maintenant, je n'ai pas d'idées. »
Et parfois, même si vous y mettez tous les ingrédients, les choses ne tournent pas comme elles sont sensées tourner, cela est différent ! Mais pour pouvoir faire certaines recettes, on doit ajouter les ingrédients adéquats. De la même façon, pour suivre la vie d'un homme riche, une vie riche, vous devez ajouter les ingrédients qui sont : la responsabilité, la capacité à prendre des décisions, le courage de faire face à la vie. Si vous avez tous ses ingrédients en mains, vous pouvez rendre votre vie riche aujourd'hui même, vous n'avez pas besoin d'attendre la vie suivante.
Les gens me demandent parfois, 'Personne ne désire naître mendiant. Alors, pourquoi y a-t-il des mendiants ?'
Si une personne à vécue une vie dans les richesses, et que son âme n'a plus le désir d'accumuler des richesses, ni de prendre des responsabilités, alors ce sentiment devient une vasana, une attitude mentale profonde, qui accompagnera l'esprit qui quitte le corps. L'impression peut être si forte que l'âme peut même décider d'être un mendiant et de perdre toutes responsabilités dans son incarnation suivante.
Q : Maître respecté, j'offre l'adoration au Dieu sans forme. Puis-je tout de même devenir votre disciple ?
R : Comprenez moi bien ! J'ai déjà répondu à cette question. C'est seulement si vous adorez le sans forme dans la forme que vous pourrez me comprendre facilement, vous pourrez établir un rapport avec moi. Comme je vous l'ai dis, j'ai donné des instructions bien claires, mes disciples ne doivent pas méditer sur ma forme. Je leur demande de ne pas méditer sur ma forme. Ils doivent avoir des expériences conscientes seulement. Je ne veux pas qu'ils deviennent attachés à ma forme. Et pas seulement ma forme, mais n'importe quelle forme d'un Maître !
Dieu est un concept pour la plupart d'entre nous. Pour un Maître réalisé, il est une réalité. Un Maître, un Maître illuminé est bien plus que Dieu, car Il est une réalité pour vous, pas un concept. Que le Maître soit présent ou non, Sa présence agit, elle travaille.
Ne croyez pas que je suis présent quand je me tiens devant vous ; ne croyez pas non plus que je sois absent lorsque vous n'êtes pas en ma présence.
Je dis à mes disciples : Ne restez pas assis en adoration face à moi !
Me poursuivre ne vous aidera pas ! Travaillez pour ma mission, servez ma mission ; alors je vous poursuivrai ; je m'installerai dans vos cœurs.
C'est le message du Krishna Super Conscient.
Q : Pourquoi des Saints qui ont réalisés la Conscience Ultime se réincarnent ils ? Qu'est ce que cela signifie ?
R : Dans sa compassion immense, Parashakti (L'énergie existentielle sous la forme de la Mère divine), envoie quelques Maîtres réalisés sur terre. Elle décide 'd'activer' quelques corps destinés à l'illumination pour aider la planète à évoluer. C'est sa décision propre. Personne ne peut intervenir. Et nous ne savons pas sur quels critères elle se base pour prendre cette décision. Nous pouvons simplement proposer un formulaire d'application ! Nous ne savons pas comment cela se produit, pourquoi cela se produit, et pourquoi cela ne se produit pas. C'est comme pour le visa Américain ; vous devez faire une demande et attendre la réponse ! Quand la demande va être répondue, pourquoi elle est répondue, ou pourquoi elle ne l'est pas, on en sait rien ! On a juste le résultat, voilà tout ! On vous informera si cela se produit ou pas. On ne peut absolument rien y faire.
Parashakti prend ses décisions de la même manière, et l'on ne connaît rien à ce sujet.
Un Maître illuminé a dissout tous ses Samskara. Il n'a plus de vasana (désirs), et du fait, plus de renaissances. Renaître ne relève pas de son choix. C'est comme si il y avait un aspirateur sur cette planète qui 'ré aspire' l'Etre énergétique du Maître et l'installe dans le ventre d'une Femme.
Il y avait une lumière provenant d'Arunachala qui guida mon énergie sur terre lorsque je pris naissance. ```
Paramahamsa Ramakrishna parle de façon émouvante de sa renaissance. Parmis un groupe de sages réalisés, un enfant apparaît et est bénit par ces sages. Cet enfant est Ramakrishna qui réapparaissait alors sous forme humaine. Un des sages qui le bénit est Vivekananda. Les sages réalisés forment le champ énergétique qu'est la divinité ; Parashakti décide.
Q : Maître respecté, chaque jour je viens ici et je reçois des connaissances magnifiques. J'en suis si heureux ! Et puis, je rentre chez moi et je me sens confus, un petit peu déprimé. Que se passe t'il ?
R : Tout va bien, ne vous inquiétez pas ! Tout ce qui se passe est juste. Au début les choses se passent de la sorte. Ne comptez pas les moments de dépression, mais compter les moments de bénédictions. Voyez vous, par sa lumière même, la lune montre les tâches noires qui existent sur sa surface. Similairement, à l'aide de votre intelligence, vous êtes aptes à comprendre comment vous vous sentez confus et déprimé. La réalisation que vous êtes confus et déprimé montre que votre intelligence grandit, que la lumière a commencée à rayonner.
Quand vous ne pensez à rien, vous n'êtes pas dans la confusion. Vous n'avez aucune attraction vers les buts élevés de l'Existence, et vous êtes satisfait avec ce que vous avez toujours fait, manger, boire, jouer, travailler, etc.… Les gens qui ne pensent pas, sont heureux à leur façon. Ils ne réfléchissent pas! Ils se comportent comme des animaux. Ils recherchent les mêmes plaisirs qu'un animal recherche. Ils sont satisfaits comme cela. Ils vivent et meurent de cette façon!
Les problèmes commencent lorsque vous commencez à penser. Vous commencez à réaliser que vous ne faites pas ce pourquoi vous êtes venu sur terre. Vous commencez à chercher un sens à votre vie. C'est la confusion. Vous devenez instable. A un moment vous êtes attirés par les plaisirs qui vous ont nourris pendant si longtemps. Puis, l'instant d'après, vous les rejetez comme ils ne sont pas ce qui vous rend foncièrement heureux. Vous commencez à voir la lumière. Peu a peu, vous bougez de l'obscurité à la lumière.
C'est à ce moment là que le Maître apparaît. Il vous conduit de l'obscurité de l'ignorance à la lumière de la vérité et de la réalité.
Et puis, vous atteignez l'état de non pensées. Cet état n'est pas le même que l'état sans pensées. L'état sans pensées est celui de l'animal, de l'instinct, l'état où l'on ne réfléchit pas. L'état de non pensées est l'état du divin, l'état de l'intuition. L'état remplis de pensées est celui de l'humain, du mental rationnel.
Et puis, vous atteignez l'état de non –esprit, de non pensées. Cet état n'est pas le même que l'état où l'on ne réfléchit pas. L'état sans reflection est celui de l'instinct, de l'animal. L'état sans pensées est l'état du Divin, l'état intuitif. L'état plein de pensées est l'état humain, l'état de l'esprit rationnel.
Le discours tout entier de la Bhagavad Gita émerge de la confusion qu'Arjuna devellope dans son état d'humain plein de pensées. Krishna est installé dans un état Super conscient, et il clarifie la confusion d'Arjuna à partir de cet état. Les doutes et la confusion sont humains. Ils résultent de l'oscillation de l'esprit entre l'état de pensées ordinaires et l'état sans pensées.
Q : Maître respecté, j'ai une question : Allez vous conduire une retraite de méditation à Los Angeles dans un futur proche ?
R : Je pense que je vais organiser une retraite de méditation, après le gita gnana yagna, Arogya Spurana. Cette retraite portera sur la santé, et dirigera votre corps, votre mental et votre esprit vers une santé holistique- guérissant votre corps, votre mental et votre esprit.
Selon moi, la santé et la spiritualité sont un Tout. Lorsque vous devenez réellement spirituel, vous allez rayonner un type de santé spécial, qui est au delà du corps. Le corps lui même est plein de maladies. Le corps lui même est une maladie ! Alors selon moi, ce n'est pas avant d'avoir expérimenté l'état sans limites que vous deviendrez en bonne santé.
Cette session de méditation de deux jours vise à réaliser la conscience sans limite, la liberté sans limites.Et cela guérit naturellement votre corps. Le programme « vivre dans la félicité » sera également conduit dans l'ashram par des acharyas, des professeurs que j'ai ordonnés. J'assisterai à quelques sessions. Mais je conduirai moi même complètement le programme Arogya Spurana. Je ne donne plus aucun programme Nithyananda Spurana en Amérique, mais j'en conduis encore à Vancouver.
Je conduis des classes très intenses pour nos ashramites. Tous nos ashramites ont des classes régulières. Tous les 'healers' peuvent y participer. Si vous êtes un 'healer' initié par moi, vous pouvez venir et participer à ces classes. Je conduis également des classes de nuit après le
Gita gnana yagna durant la soirée. Les cours du matin concernent tout le monde, mais les cours du soir sont seulement pour les 'healers', car les techniques qui y sont pratiquées sont de niveaux plus élevés, plus profonds. Comme je passe plus de temps avec les ashramites, je ne conduirai pas d'autres programmes autres que le programme Arogya Spurana.
Q : Cher Maître, pendant la grande guerre du Mahabharata, tout le monde suivait des méthodes illégales. Pourquoi cela ?
R : Au début de la guerre du Mahabharata, tout le monde suivait le dharma, la droiture. Mais au bout d'un certain temps, on commença à constater adharma, le comportement incorrect, comme tuer pendant la nuit ; tous les frères Pandava furent tués pendant qu'ils dormaient. Arjuna attaqua Karna alors que celui ci était désarmé. Abhimanyu a été tué par un groupe de guerriers. Il était seul et sans arme, sans char, et il fut tué en la présence de son grand père, par les gens de sa propre famille ; il avait à peine 18 ans !
La question que vous soulevez est juste. La guerre éclata pour que le dharma soit préservé. Lentement, les kaurava firent une digression, alors les Pandava durent s'aligner sur eux. Mais les kaurava brisèrent plus de règles dharmiques en se vengeant. Alors, les Pandava devaient suivre le rythme des Kaurava.
Après le dixième jour, toutes les règles furent brisées, et la guerre devint très brutale. Après le dixième jour, cela ne pouvait plus être appelé Dharmakshetra, le lieu du dharma ! Cela était appelé Dharmakshetra aussi longtemps que Bhisma était en vie. Dès qu'il quitta le champ de bataille, dès ce jour, on ne pouvait plus appeler cela dharmakshetra. Ce n'était plus qu'un champ de brutes, plus un champ de bataille !
Q : Maître, si chaque réveil du matin est comme une petite naissance et chaque sommeil une petite mort, et si au moment de la naissance, nous nous créons une vie terrienne ; notre réveil est il une opportunité de commencer tous les jours une nouvelle vie dans le même corps ?
R : Oui, chaque jour est une opportunité qui nous est offerte pour transformer notre corps et notre esprit. Laissez moi vous le dire clairement : Vous pouvez même transformer votre corps ! Pas seulement votre esprit, mais votre corps aussi ; car votre corps est crée par votre esprit. Soyez bien clair, chaque jour est une opportunité qui nous est offerte pour transformer nos vies. Chaque sommeil est une petite mort, et chaque réveil est comme une nouvelle naissance : ceci est appelle janana et marana, naissance et mort. Soyez bien clair, chaque jour est une opportunité pour transformer nos vies !
Le moment où vous vous éveillez, ou votre corps subtile s'installe dans votre corps physique, la pensée qui s'élève alors dans votre esprit, l'attitude qui se développe à ce moment là… Tout cela va déterminer vos humeurs et vos actions pour le reste de la journée !
Lorsque vous vous levez le matin, alors que vous êtes encore au lit, passez vos mains tout autour de votre corps ; depuis le dessus de la tête, jusqu'au bout de vos orteils. Alors que vos mains touchent le dessus de votre tête, dites vous en vousmême que vous avez une tête adorable, que vous avez des cheveux magnifiques. Ne vous souciez pas de savoir si vous avez réellement de beaux cheveux ou si vous croyez seulement que vous avez de beaux cheveux. Pratiquez juste cette technique. Puis offrez votre gratitude à l'univers pour vous avoir donné une tête et des cheveux si adorables. Parcourez tout votre corps avec le même sentiment de gratitude.
Cet exercice va peut être prendre dix minutes. C'est une technique Soufi qui ne détermine pas seulement votre humeur pour la journée, mais qui infuse également une meilleure image de Soi et un amour pour son propre corps. Et cela se transforme ensuite en amour pour les autres. Chaque éveil peut transformer votre vie, si vous le permettez et si vous savez comment.
Prions l'Energie ultime, Parabrahma Krishna de nous faire tous expérimenter les vérités du bhakti yoga, et d'aimer notre propre vie. Prions Krishna pour qu'il nous donne l'expérience consciente de bhakti, l'amour, et qu'il nous fasse expérimenter et rayonner la félicité éternelle, THE SUPREME PONTIFF OF HINDUISM BHAGAWAN SRI NITHYANANDA PARAMASHIVAM !
Merci.