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Bhagavad Gita Chapitre 12

Part 4: Bhagavad Gita Chapter 12

sans aucun doute, mais ils profitent aussi l'humanité toute entière généralement.

Seul de tels désirs désintéressés portent avec eux l'énergie de l'univers pour aider leur réalisation.

Lorsque nos désirs sont nos vrais désirs, lorsqu'ils reflètent nos vrais besoins, lorsqu'ils expriment notre énergie, nous ne devons pas rencontrer de difficultés à les réaliser. Nous réalisons intuitivement que ces désirs seront réalisés de manière naturelle et fluide. Nous ne sommes ni stressés ni troublés, mais confiants. Nous acceptons que cela va arriver.

Krishna conseille Arjuna,'Libérez vous des désirs, soyez altruistes et vous ne serez plus troublés, vous M'atteindrez.'

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```sanskrit Yo na hrushyati na dveshti na sochati na kaankshati Subhasubhaparityaagi bhatimaanyah sa me priyah (12.17) ```

« Celui qui ne se réjouit pas ; qui ne déteste pas et ne désire rien ; celui qui a renoncé au bon et au mauvais et qui déborde de dévotion, est très cher à Mon coeur. »

Maintenant Krishna aborde un autre niveau pour nous permettre de contrôler l'esprit.

Il fait référence à celui qui n'aime pas ni ne déteste. Il ne veut pas dire manquer d'amour pour les autres. Quand nous aimons de la manière dont nous le faisons habituellement, en attendant quelque chose en retour, selon des critères précis, cela fonctionne bien, aussi longtemps que nos attentes des autres sont satisfaites. Quand les choses ne fonctionnent pas selon nos prévisions, l'amour disparaît comme une goutte de rosée sous le soleil.

L'amour et la haine sont les côtés opposés de la même pièce, tant que l'amour exprimé est soumis à des conditions. L'amour peut se transformer en haine en un clin d'œil, dès que nous ressentons que nos attentes sont menacées. Dans ce type d'amour, il existe la réjouissance extérieure, le partage de la joie et du bonheur, les manifestations de cet amour en public sont réelles tant que l'émotion est présente.

Souvent l'amour, ou ce que nous considérons comme tel, est associé au temps et à l'espace. Tant que la distance est importante et le temps de contact réduit, nous voyons très peu de défauts en ceux que nous professons aimer. Il n'y a pas suffisamment d'expérience et d'interaction pour établir des prévisions et jauger les résultats. Cependant, dès que nous nous rapprochons et passons du temps avec cette personne, nous avons une meilleure image d'elle et nous voyons mieux ses défauts. Les verrues commencent à se faire voir. Ce n'est pas étonnant qu'on dise que la familiarité engendre le mépris, elle peut aussi transformer l'amour en haine.

Pour transcender l'amour et la haine, qui ne sont cependant que des expressions différentes de la même réalité, il nous faut nous débarrasser des attentes. Il nous faut développer le sens du non attachement. Nous devons donner de l'amour inconditionnel.

Nous passons tous, par plusieurs niveaux lors de nos relations amoureuses au cours d'une vie. Enfant, nous dépendons des parents. Nous sommes influencés par eux et notre amour pour eux est inconditionnel car il n'existe aucune autre option. Pour survivre, un enfant doit dépendre de ses parents. Le comportement naturel d'un enfant est d'être centré sur luimême et quelques soient les émotions qui apparaissent pour les parents elles restent conditionnelles pour la survie de leur Moi. Cette dépendance est totale.

Quand nous atteignons l'adolescence, nous nous ouvrons au monde extérieur et commençons à remettre en question un grand nombre d'hypothèses que nous avions prises comme allant de soi quand nous étions enfants. Les adolescents, par conséquent, commencent à se rebeller, se débarrassent de la dépendance qu'ils avaient pour les parents et les aînés. Ils désirent être indépendants, ils ne respectent plus les règles.

Adultes, nous apprenons que pour survivre nous devons suivre les règles et réglementations de la société, il nous faut coexister. Par conséquent, nous développons des aptitudes, des qualités pour coexister. Nous apprenons à vivre avec les autres, autrement nous devenons inadaptés à la société. L'unique et la plus importante leçon que nous apprenons à l'âge adulte est qu'il est important de communiquer avec les gens de façon significative. La plus importante de toutes les cohabitations est la relation entre époux.

A mesure que nous grandissons et que nous devenons mature, l'esprit, son développement devient plus important, nous cherchons des conseils. Nous cherchons un Maître.

Mais avec le Maître la relation est contraire à ce que nous avons vécu quand nous étions enfant. Une fois de plus ce qui nous intéresse est de survivre, la survie de l'esprit et non la survie de la relation esprit-corps. Afin d'aider la survie de cet esprit, la relation dont nous avons besoin avec le Maître doit être d'une dépendance absolue une fois de plus. Pour que cette relation fonctionne, il faut quelle soit totalement inconditionnelle.

La seule et unique relation qui porte des fruits avec le Maître qu'est Krishna est l'amour inconditionnel, lâcher prise est la condition absolue. Le lâcher prise transcende l'amour et la haine, seul le lâcher prise peut permettre une transcendance totale.

Quand on peut avoir l'attitude mentale pour s'abandonner complètement au Maître ou au Divin qui ne sont qu'une et même chose, le concept du bien et du mal, le péché et le mérite disparaissent.

Spirituellement parlant, il n'existe rien de tel que le péché. Nos péchés ne sont pas enregistrés sur un petit carnet par quelqu'un qui décide si nous sommes qualifiés pour le paradis ou pour l'enfer. Le paradis et l'enfer n'existent pas. Le paradis et l'enfer ne sont pas des lieux géographiques, ils n'existent qu'au niveau psychologique dans les régions de notre esprit et dans notre comportement. Nous commettons des péchés car nous sommes dans notre propre enfer. Nous faisons du bien aux autres quand nous sommes dans notre propre paradis.

Les religions essayent de nous contrôler en utilisant les concepts du péché, du péché originel, l'enfer et le paradis. Comprenez, il n'existe rien de tel que le péché, le paradis et l'enfer. Ceux qui vous donnent l'étiquette de pécheurs sont eux-mêmes des pécheurs, c'est la raison pour laquelle ils vous appellent pécheurs car ils souhaitent vous contrôler. Les religions, toutes les religions, essayent de contrôler les gens par la peur et l'avidité, la carotte et le bâton. Autrement, les religions ne peuvent nous maîtriser, ne peuvent exister comme des entités commerciales, qui sont leur véritable nature.

Krishna brise le moule. Il déclare : « Allez au-delà du bon et du mauvais. » Il fait cette déclaration car il n'existe point d'enfer, point de paradis sinon au niveau de notre esprit. Quand nous comprenons cette vérité, nous sommes dans Son royaume. C'est la promesse qu'Il nous fait.

ºÉ¨É& ¶ÉjÉÉè SÉ Ê¨ÉjÉä SÉ iÉlÉÉ ¨ÉÉxÉÉ{ɨÉÉxɪÉÉä& ¶ÉÒiÉÉä¹hɺÉÖJÉnÖù&JÉä¹ÉÖ ºÉ¨É& ºÉRÂóMÉÊ´É´ÉÌVÉiÉ&12.18

```sanskrit samah satrau cha mitre cha tathaa maanaapamaanayoh seetoshna-sukha-duhkheshu samah sanga-vivarjitah (12.18) ```

iÉÖ±ªÉÊxÉxnùɺiÉÖÊiɨÉÉêxÉÒ ºÉxiÉÖ¹]õÉä ªÉäxÉEäòxÉÊSÉiÉÂ* +ÊxÉEäòiÉ& κlÉ®ú¨ÉÊiɦÉÇÎCiɨÉÉx¨Éä Ê|ɪÉÉä xÉ®ú&12.19

```sanskrit tulya-nindaa-stutir maunee santusshto yena kenachit aniketah sthira-matir bhaktimaan me priyo narah (12.19) ```

« Celui qui considère les amis et les ennemis de la même manière, qui reste équanime face à l'honneur et au déshonneur, à la chaleur comme au froid, au bonheur comme au désarroi, aux louanges comme à l'infamie, celui qui est libre de tout attachement, silencieux et satisfait de ce qu'il a, sans domicile fixe, dont l'esprit est stable, et qui M'est entièrement dévoué, une telle personne M'est très chère »

Ici, Krishna dit encore, « Un tel homme emplit de dévotion est très cher à Mon cœur ». Il n'est plus sur le point d'énoncer de nouvelles règles, ce qui veut dire qu'Il est sur le point de terminer Ses instructions. Il dit presque, « Ceci est la voie. J'aime quiconque est comme cela.Voilà tout. Je ne suis intéressé par rien d'autre. »

Il dit, « Celui qui est neutre envers ses amis tout comme ses ennemis, qui reste identique dans l'honneur et le déshonneur, dans la chaleur ou le froid, la joie ou le désarroi, libéré de l'attachement aux fruits de ses actions, qui reste le même face aux louanges comme aux critiques, qui est réfléchit, qui ne cherche pas à avoir une maison qui lui est propre, qui est content de ce qu'il possède, et dont l'esprit est résolu ; un tel homme, plein de dévotion, M'est très cher. »

Voilà une déclaration magnifique : « Celui qui ne cherche pas à avoir une maison », qui ne se soucie pas de se construire une maison.

Laissez moi vous raconter une histoire : Ravana vécu pendant un kalpa (plusieurs milliers d 'années) ; Vyasa vécut pendant quatre kalpas. Ravana construisait Lankapuri au Sri Lanka. Il reçut Lankapuri en cadeau de Shiva et il cherchait à développer cette cité.

Lorsque Vyasa visita la ville, Ravana lui demanda, « Oh Vyasa ! Avez vous vu mon palais et mon pays ? Ils sont si beaux ! »

Vyasa répliqua, « Oui, je les ai vous. »

Ravana l'emmena faire un tour et lui demanda, « Pourquoi ne construisez vous pas également une maison pour vous même ? »

Vyasa sourit et dit, »Ma vie ne durera que quatre kalpas, je n'ai pas de temps à perdre à me construire des maisons. Après tout, je ne vais vivre ici que pour quatre kalpas. Pourquoi devrais je perdre mon temps à construire des maisons ? »

Ravana ne vécut qu'un kalpa, pendant lequel il construisit une grande maison. Vyasa allait vivre quatre fois plus longtemps, et pensait que cela n'était pas nécessaire de perdre une partie de sa vie à construire des maisons.

Alors Krishna dit : « L'homme qui ne s'occupe pas de posséder une maison, est une personne qui est pleine de dévotion, et il est proche de Moi, il M'est cher. »

Laissez moi vous dire quelque chose : lorsque je vais dans la maison de mes dévots, ils me demandent souvent : « Maître, c'est la première fois que vous venez ici, avez vous tout de même bien dormit ? »

Je leur répond alors, « Ce n 'est que lorsque vous êtes attaché à une maison en particulier qu'une autre maison devient un nouvel endroit, et que vous devez vous y acclimater : Si vous avez abandonné l'attachement à l'idée d'une maison, vous vous sentez alors à la maison où que vous alliez. »

J'ai visité de nombreuses maisons ces dernières années. Au Bharat, certains jours, je visite parfois près d'une quarantaine de maisons. Quelque fois, on m'offre le Pada Puja, ou alors je conduis moi même un puja. Je visite et bénis les gens. Je suis resté dans des centaines de maisons dans différents pays, mais je n'ai jamais ressentit d'inconfort à être dans ces nouveaux endroits ; je me sens toujours tout à fait à la maison. : Mais les gens me demandent toujours : « Maître, avez vous bien dormit ? Etiez vous à l'aise ? »

Je leur dis, « Où est le problème ? Si je tends la main, je reçois à manger ; si j'étends mes jambes, Je dors, voilà tout ! »C'est la vie ! Si vous n'êtes pas attaché à une maison en particulier, vous vous sentirez à la maison dans le monde entier ; vous serez complètement détendu où que vous soyez dans le monde !

Les gens me demandent parfois, « Comment faites vous pour voyager autant, Maître ? »

Cette question est généralement posée par les gens qui voyagent en relation à leur business. Ils me disent, « Si nous allons quelque part et y restons quelques temps, il nous faut ensuite une semaine entière pour nous réinstaller dans notre routine, dans notre vie, pour nous y sentir à l'aise, pour nous retrouver ! Comment faites vous donc pour voyager sans cesse de la sorte ? »

Je reste au maximum une semaine dans un endroit, mais maintenant que nous avons un ashram à Los Angeles, je reste ici pour plus d'une semaine ; mais à part cela, je ne reste jamais plus d'une semaine quelque part.

Si vous ne vous sentez pas connecté à une maison ; alors vous vous sentez connecté avec le monde entier ! C'est cela le secret ! Vous ressentez une félicité profonde et sereine. Comme Krishna le dit ici, « Celui qui ne se focalise pas sur une maison, un tel homme plein de dévotion M'est très cher. »On ne peut être fixé en esprit que lorsque nous ne nous sentons pas fixé dans un endroit en particulier.

Lorsque des gens venaient et demandaient à Ramana Maharishi de leur suggérer une technique de méditation, il leur conseillait de marcher autour de la montagne d'Arunachala et de se concentrer sur la colline. Ils se demandaient alors, « Pourquoi me dit- il cela ? Comment peut on méditer tout en marchant ? D'ordinaire, on médite assis par terre les jambes croisées et les yeux fermés ! »

Non ! Comprenez bien cela. Lorsque le corps bouge, il est très facile de garder un mental fixe. Dans notre programme d'énergétisation des chakras, le programme « vivre dans la félicité », nous avons une méditation qui agit sur le chakra Vishuddhi, le chakra de la gorge. Cette méditation implique des mouvements très actifs. Il s'agit en fait de courir en gardant l'esprit bien centré sur ce chakra de la gorge. Cette technique est très puissante, et elle infuse beaucoup d'énergie dans votre système. Il est bien plus facile de garder le mental centré lorsque le corps bouge.

Lorsqu'on est complètement dans le moment présent, lorsque l'on est complètement conscient, lorsque notre Conscience est bien éveillée, il ne peut pas y avoir de dualité. Notre Soi merge avec le Soi ; nous sommes alors Un avec le Divin. Les autres ne sont rien d'autre que nous même ; où est alors la question des amis et des ennemis ? Nous sommes Un avec la nature, où est la question de ressentir le froid ou la chaleur ? Pourquoi se sentir si inconfortable avec le froid ou la chaleur ? Lorsque nous sommes unis à l'univers, où est la question de se sentir honoré ou déshonoré ? De qui, par qui, et pour qui ? L'expérience et celui qui l'expérimente se fondent l'un dans l'autre. L'expression et l'expérience deviennent identiques.

Krishna nous emmène dans cet état, l'état de la Conscience de Krishna, l'état d'unité avec lui, le Divin, où toutes ces dualités mergent et disparaissent.