ivre sans inquiétuda
En sachant être avec soi-même, on communie avec l'Existence.
Mais au lieu d'être avec nous-mêmes nous sommes toujours avec les gens ou dans le bruit. Nous nous identifions aux autres. pas à nous-mêmes. Notre propre compagnie nous effraie. Nous avons peur, nous déprimons, nous nous sentons seuls.
Vous étiez seul dans le ventre de votre mère, telle est votre vraie nature. Qu'est-il arrivé ensuite? Vous avez commencé à croire que vous aviez besoin des autres pour être heureux. Vous riez. vous pleurez, vous causez, avec les gens, vous souffrez à cause d'eux ... Vous ne savez pas fêter en votre propre compagnie.
Dès que vous vous retrouvez seul, vous souffrez à l'intérieur. le bavardage interne et les soucis reprennent le dessus. Vous vous demandez comment faire un peu de bruit, qui appeler pour causer, avec qui chatter sur l'ordinateur et toutes sortes de choses insensées.
Avoir toujours besoin des gens et du bruit montre clairement qu'on appréhende de se retrouver avec soi-même. Craignant de voir à l'intérieur, on regarde à l'extérieur. En méditant vous verrez peu à peu que vous n'avez pas besoin de dépendance relationnelle pour être heureux. Vous vous suffirez à vous-même. Quand on ne peut être en paix avec soi-même on reste à la périphérie de l'Étre. On se prend au piège de soi-disant relations.
Vous devez d'abord avoir une relation avec vous-même. Lorsqu'elle sera solide, les rapports avec les autres seront très simples. Pour le moment, ce qui doit être à la périphérie est au centre, ce qui doit être au centre est à la périphérie. Vous devez le inverser la situation; et pour cela tourner votre regard vers l'intérieur. Vous devez établir la paix à l'intérieur de vous
Là, il vous faut le courage d'aller au-delà de votre mental. Vous êtes prêt à prendre rendez-vous avec tout le monde sauf avec vous-même. Avoir rendez-vous avec les autres est flatteur pour l'ego. Vous ne prenez pas rendez-vous avec vous-même de peur que la vérité fasse surface et que vous ne la supportiez pas. Il est facile de chercher la félicité là où elle n'est pas, pour se plaindre ensuite qu'elle nous fuit. Si vous désirez vraiment la félicité vous la trouverez. Mais il vous faudra du courage. ```
En fait nous recherchons tous la même chose, la félicité. Mais nous la cherchons continuellement aux mauvais endroits. Si je le demande à tel jeune ce qui le rend heureux il me dira tout de suite « la drogue ». Lui aussi il recherche la félicité, la paix éternelle, mais dans la mauvaise direction!
Nous nous sommes tellement éloignés de notre chemin que notre système de pensée originel a été complètement remplacé par nos schémas de pensée négatifs. Notre vie est tout à fait différente de ce qu'elle est censée être. Trouverez-vous le bonheur dans la prise de drogues et des médicaments? Vous vous fuyez vousmême et vous aggravez votre situation, car tôt ou tard votre santé en fera les frais. Tout cela est si stupide.
Cela semble stupide parce que c'est drastique, parce que cela
inquiétude Vivre sans
dérange au niveau de la moralité. Mais que dire de vos autres activités subtiles, de vos tentatives pour trouver le bonheur à une autre échelle, moins immorale? Vous ne les trouvez pas stupides.
Quand vous aurez du temps, faites le ménage dans votre esprit.
Vous comprendrez ce que je veux dire.
Regardez en vous-même avec conscience, observez comment fonctionne votre mental, comment vos soucis prennent racine. Nous collectons des mots et nous créons des opinions que nous ressassons à loisir. C'est ainsi que l'inquiétude se renforce.
Si votre fils rentre une fois tard de l'école vous vous dites que c'est parce qu'il était sans doute en mauvaise compagnie. C'est comme un enregistrement à l'intérieur de vous. La prochaine fois, même s'il rentre tard parce qu'il avait cours, l'enregistrement intérieur refera surface et influencera votre réaction.
Au moins à ce point si nous acceptions la réalité ... Mais restonsnous tranquilles? Non! Nous prenons peinture et pinceaux pour recouvrir le blanc de vert! Nous essayons de façonner l'autre selon notre image mentale, et c'est ce qui est le plus nuisible pour la relation. Nous voulons sculpter l'autre pour qu'il ou elle soit comme nous l'imaginons. Nous tentons d'en prendre possession et de le transformer en matière, de dégrader l'énergie en matière. C'est le début d'une guerre sans fin!
Cela va frustrer votre fils qui il sera forcé de recourir à des procédés pervers rien que pour vous défier. Comprenez que chacun évolue dans sa fluidité et que rester enfermé dans le cadre de votre propre imaginaire ne vous rendra pas service .
Il est facile de vivre dans son imaginaire. Mais je vous dis que l 98% de ce que vous croyez est faux. Vous vous rendrez compte qu'entre vous et la personne il y en fait un mur. Si vous avez des verres verts, le monde entier vous semblera vert.
Mohammed Nabi disait : « Ce que vous voyez dans le monde c'est vous ». Quand vous me parlez de quelqu'un en vous plaignant, vous prétendez me parler de l'objet de votre souci, mais en fait vous me dévoilez clairement votre mental, parce que vous voyez toujours les choses comme vous voulez les voir, jamais comme elles sont. Vous perdez tellement à voir ainsi les choses à votre façon.
Voici une histoire qui m'est réellement arrivée :
Il y a quelques années j'allais chaque jour en ville avec le même chauffeur. Un jour que je voulais aller dans une certaine rue, je l'indiquai au chauffeur en lui parlant d'une mosquée qui était à côté. Il m'affirma qu'il n'y avait pas de mosquée à cet endroit. J'essayai de lui indiquer un hôtel connu situé près de la mosquée, mais il ne s'en rappelait pas non plus.
Je lui dis finalement qu'il y avait un temple de Hanuman à cet endroit. Alors son visage s'illumina aussitôt. Il prit la direction de la rue et quand je lui montrai la mosquée qui était juste à côté du temple, cinq fois plus grosse, il eut un choc!