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Résultat Garanti

vivre sans inquiétude

On nous a fait croire que le bonheur se méritait par un travail dur, par une souffrance ou une autre. Alors nous courons jusqu'à épuisement, jusqu'à ce que nous heurtions une barrière. Nous sommes si rodés au concept de barrière que même si on nous dit qu'il n'y a ni barrière ni frontière nous ne le croyons pas. Lorsque nous finissons par heurter la barrière nous nous faisons mal et là nous nous arrêtons, satisfaits d'avoir eu mal car ainsi nos désirs pourront être pris en compte. Nous croyons qu'il nous faut passer par l'angoisse et les soucis pour mériter le salut. Nous nous préparons toujours aux soucis et à la douleur.

Et il y a ceux qui se créent des soucis et boivent ensuite pour oublier! C'est si courant de nos jours. C'est comme le cochon qui ne supporte pas l'odeur et la malpropreté de son propre habitat et plonge son groin dedans. En recourant à la boisson vous pensez vaincre tous vos soucis, mais vous ne faites que plonger dedans la tête la première.

Nous voulons quelque chose mais nous créons le résultat opposé tout en augmentant nos soucis. C'est notre principal problème, même si nous n'en sommes pas conscients.

Une petite histoire!

Un visiteur inattendu pénètre dans une maison. L'homme crie à sa femme qui est à l'intérieur d'apporter du café à l'inconnu. La femme répond en criant qu'il n'y a pas de café et qu'il n'y avait pas non plus d'argent pour en acheter.

Le mari se fâche, il commence à réprimander sa femme et lui donne finalement une gifle parce qu'elle n'a pas servi le café. Elle se met à pleurer.

Voyant ce qui se passe, le visiteur se lève calmement et s'en va. Séchant ses larmes, la femme dit alors triomphalement à son mari:

  • Tu as vu? en faisant semblant de pleurer je l'ai fait partir!
  • Eh bien moi j'ai fait semblant d'être fâché avec toi et je t'ai fait pleurer! répondit le mari.

Le visiteur les rejoint alors :

  • Moi aussi, j'ai fait semblant de m'en aller et me revoilà!

Nos paroles diffèrent de nos pensées, et cela nous fait rater notre vie. Ramakrishna disait : «Unir la pensée à la parole c'est faire pénitence.»

Que faisons-nous? Nous modifions nos pensées avant de parler.

Nous faisons tout un calcul mental avant d'ouvrir la bouche. Nous pensons en termes de pertes et profits, nous nous projetons dans l'avenir avant de nous prononcer. A cause de cela notre personnalité n'est jamais unifiée, nous restons fragmentés.