Vivre sans inquiétude
Décidez simplement de ne pas vous sentir malheureux, quoiqu'il arrive.
Si souci, culpabilité ou tristesse viennent à votre esprit, regardez-les en souriant et dites-leur : «Non, je ne vais pas te laisser agir sur moi. Que peux-tu me faire?» Automatiquement l'incident ou la culpabilité n'auront pas d'effet sur vous. Qu'avez-vous à gagner en les laissant vous attaquer? Rien! En les regardant et en leur disant que vous n'allez pas vous laisser faire, vous évitez la souffrance. Je ne dis pas de les fuir, mais de les regarder en face et de leur parler de cette façon.
Si vous essayez de les supprimer, ces pensées continueront de vous épier de derrière votre mental en menaçant de revenir à tout moment. Laissez-les faire surface. Mais regardez-les en face. Dites-leur qu'elles seront impuissantes face à vous. Vous les verrez instantanément décamper. Elles se diront que vous hanter ne sert à rien et s'en iront tout simplement.
Souvenez-vous que c'est la spiritualité qui donne force à votre physique, à votre mental ou à votre esprit et qu'elle vous conduira naturellement à la félicité. Tout ce qui vous affaiblit n'est pas spiritualité, ne le poursuivez donc pas. C'est la règle à suivre. N'oubliez pas que la félicité est votre vraie nature.
Dès que vous vous trouvez devant quelque chose de beau. vivez-le au lieu de le classer parmi vos schémas en restant un froid spectateur. Avez-vous assisté au lever et au coucher du soleil à l'ashram ou chez vous? Avez-vous déjà admiré le
```markdown fascinant changement des couleurs, les rayons de lumière traversant le ciel? Nous ne réalisons pas pour la plupart ce qui se passe à ce moment-là, nous disons plutôt : «Oui, le soleil se couche. Et après? Il se couche tous les jours, de toute façon. »
La connaissance altère votre innocence et rend votre vie monotone. Voir le soleil se lever ou se coucher peut être une belle méditation. Au lieu de le considérer avec votre connaissance, si vous y prenez part en vous laissant aller vous l verrez que vous faites partie de cette formidable Existence qui est en fête. Vous participerez alors spontanément à la célébration.
Mais nos sens ont été émoussés par notre soi-disant connaissance qui n'est qu'un assemblage de mots, une cause de bavardage et de soucis.
Nous vivons avec tous ces mots que nous avons amassés, et plus rien ne nous surprend.
Même si Dieu venait se présenter à vous, vous lui diriez : et alors?
A cause de votre connaissance plus rien n'a d'attrait particulier pour vous.
Vous prenez l'Existence toute entière pour une banalité à cause de votre soi-disant connaissance et cela vous fait rater tout l'ensemble. Vous courez après des choses qui vous rendent encore plus avides, plus soucieux, plus effrayés. Ces choses vous