Part 4: You are no Sinner
Q: Pouvez-vous nous parler de la vitesse à laquelle les choses évoluent? Le monde, dans bien des cas, semble bouger de plus en plus vite. Quel impact cela a-t-il sur notre conscience et notre aptitude à lâcher prise?
R : Plus le monde bouge vite, plus il est difficile de lâcher prise! Plus le monde bouge vite, plus nous disposons d'informations. Nous devons traiter plus d'informations, ce qui ajoute toujours plus de stress dans nos vies. Et au milieu de toutes ces montagnes d'informations, nous oublions de questionner l'essentiel.
Notons également que quand nous sommes pris par le travail, nous oublions de questionner le système lui-même. Il y a tellement à accomplir, que nous n'avons pas le temps de questionner les fondements sous-jacents au système.
C'est la raison pour laquelle en Bharat, la première chose que l'on fait dans le système éducatif est de traiter les doutes de bases. Personne ne peut avoir un emploi avant l'âge de vingt cinq ans.
Chacun devra explorer ses doutes de base et vivre avec eux. Chacun devra se poser des questions continuellement et chercher. Ce n'est seulement qu'après avoir découvert la réponse adéquate que les étudiants peuvent alors commencer une vie d'adulte : soit en se mariant, en gagnant de l'argent, ou en entreprenant une activité quelconque.
La période de leur vie allant de la naissance à l'âge de vingt cinq ans s'appelle bramacharya. Cette période est consacrée aux études, à l'Existence, à vivre avec des doutes et chercher à l'intérieur.
Bien sûr, plus le monde bouge, plus la possibilité de lâcher prise s'amoindrit!
Dans ce cas, il est plus facile pour vous d'être tourné vers l'extérieur que vers l'intérieur.