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You are no Sinner

Une petite histoire :

Mullah Naseerudin était connu pour sa mémoire, ou plutôt pour ses pertes de mémoires. Il ne pouvait jamais se rappeler de quoique ce soit pendant longtemps.

Un jour, il prévu de faire trois choses dès qu'il arriverait à la maison. Alors, il fit trois nœuds dans son mouchoir pour s'en rappeler.

Après être rentré à la maison, il exécuta deux des choses qu'il voulait faire, mais ne put simplement pas se rappeler de la troisième chose! Il resta assit toute la nuit essayant de se remmémorer à quoi se référait le troisième nœud sur sa liste.

Tôt le matin, il se rappela tout à coup quelle était cette chose : il avait prévu de s'offrir une bonne nuit de sommeil!

C'est ce qui se passe lorsque nous sommes piégés par notre style de vie, nous ratons tout simplement la vie.

Nous vivons notre vie sur sept plans différents. L'autre jour, je lisais un livre sur les films Hollywoodiens. L'auteur avait conduit une étude et trouva que toutes les histoires des films Hollywoodiens peuvent être classées en sept catégories, et chacune de ces catégories correspond à sept émotions majeures en nous, qui sont les désirs sexuels, le souci, la peur, le besoin d'attention, la jalousie, l'ego et le mécontentement. Toutes les histoires ne sont que des variantes ou des adaptations de ces sept scripts émotionnels. Je fus surpris de voir que ces sept émotions sont identiques aux sept états émotionnels définis par Patanjali - un grand saint de l'ancienne Bharat considéré être le père du Yoga), dans ses Yoga Sutra ! Dans notre programme Life Bliss Program (LBP), nous parlons de ces même sept émotions et les relions aux sept chakras ou centres énergétiques dans notre corps.

Il y a cinq mille ans de cela, Patanjali déclarait que nous établissons notre rapport au monde à travers sept émotions majeures. Il s'agit des sept plans dont je parle.

Dans la mythologie Hindu, on les appelle les septs loka – les mondes. Ces sept mondes n'existent pas sur un plan physique. Ils sont seulement sept façons différentes de regarder le même monde. Lorsque nous portons des lunettes vertes, tout ce qui nous entoure semble vert. Lorsque nous sommes établis dans une émotion particulière, nous voyons le monde sous l'angle de cette émotion particulière.

Le premier plan est celui du sexe. C'est l'espace ou le plan qui est à l'origine de notre naissance. A ce niveau là, votre style de vie est remplit d'imaginations et de fantasmes.

Si nous sommes centrés sur cette émotion, dans n'importe quelle relation, nous penserons continuellement que notre partenaire nous a trahit. L'autre personne ne nous trahis jamais, c'est nous qui projettons notre imagination et nous leurrons nous-mêmes. Lorsque nous disons que nous cherchons la personne de notre vie, nous cherchons en fait le partenaire de nos rêves. Nous cherchons un écran sur lequel nous pouvons projeter notre imagination et nous en sentir satisfaits. Nous cherchons en fait un partenaire pour notre style de vie, et non un partenaire pour la vie. Alors, quand nous cherchons ce partenaire, nous sommes constamment en train de penser : 'Quand je vais à une fête, il me faut être accompagné de quelqu'un qui glorifie mon train de vie!' Notre compagnon de vie est celui qui fait un avec notre être, avec notre conscience.

La vie est pure énergie, elle est l'expression de notre conscience intérieure. Nous devrions vivre de façon à ressentir une satisfaction et un accomplissement totale.

Cette petite histoire à propos de la vie d'Einstein explique cela très bien. Sur son lit de mort, un collègue lui demanda en quoi il voudrait renaître dans sa vie prochaine. A la fin de sa vie, Einstein est devenu plus mystique que scientifique. Bien qu'il était de foi Juive, il avait commençé à croire aux vies antérieures.

A la question de son collègue, il répondit qu'il désirait renaître plombier. Son collègue fut surpris. Einstein lui dit qu'il avait obtenu tout ce qui pouvait être obtenu dans le monde extérieur, argent, nom, célébrité et respect. Cependant, il sentait qu'il avait raté sa vie. Dans sa jeunesse, il voulait être plombier, mais le destin en décida autrement : il devint homme de science. A force de courir, il avait atteint le sommet de sa carrière, mais ne savais plus pourquoi il se trouvait là.

Einstein dit, 'J'ai découvert la plus grande vérité de ce siècle, mais ma vie est devenue un mensonge!'

S'il était devenu plombier, il n'aurait reçu aucune reconnaissance, il n'aurait pas réalisé un tel niveau de vie, mais il aurait atteint une satisfaction profonde de la vie. Lorsque la vie procure une telle satisfaction et une telle plénitude, on ne se soucie plus du style de vie.

Le style de vie est lié à notre conditionnement. Si on nous enseigne que les modèles et les acteurs que nous voyons au cinéma où à la télévision portent des jeans, nous adopterons alors cette mode. Si on nous montre qu'un accoutrement est le style du moment, nous nous le procurons à la place de l'ancien. Ainsi, votre soit disant 'niveau de vie' est une condition que la société vous a donnée. Ce style de vie est tributaire de la société, alors que la vie est naturelle. Le style de vie est superficiel, mais la vie est le cœur de notre être. Si nous restons en contact avec notre être, même notre mode de vie nous apportera de la satisfaction. Nous serons heureux quel que soit le style que nous adoptons. Mais nous courrons sans cesse après 'le style de vie', pensant que cela nous apportera le bonheur. Nos problèmes ne pourront jamais s'arranger juste en changeant notre style de vie.

Dans mes cours, je demande : 'Qu'est-ce que le souci?' Les gens me donnent toujours les raisons des soucis, au lieu d'une explication