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You are no Sinner

LA VIE EST UNE ETE RNELLE CÉLÉB R ATION

éternelle célébration. La vie 'est' une éternelle célébration. Dans presque toutes les religions, dans toutes les philosophies- il existe l'idée qu'il y eut jadis un passé idéal. Dans l'Hindouisme, on appelle ce passé le satya yuga. Dans le christianisme, on parle du jardin d'Adam et Eve. Dans le boudhisme, on parle du dhamma yuga et de l'âge du dhamma. Dans chaque religion, dans chaque groupe religieux, dans chaque culture, existe l'idée que la vie était une éternelle célébration dans le passé. Il y avait un temps où tout était à sa place. Toutes les religions, tous les groupes religieux ont cette croyance : 'il était une fois', tout était parfait.

L'idée d'un satya yuga, l'idée d'un jardin d'Eden, l'idée d'un dhamma yuga n'est juste qu'une idée!

Laissez-moi vous raconter une petite histoire.

Les archéologues ont trouvé une pierre sculptée issue de la civilisation Mésopotamienne qui se développa en Moyen-orient voilà 6000 ans. Si vous la décryptez, vous seriez surpris, les écritures ressemblent presque à un éditorial de journal contemporain! L'inscription dit : 'Il était une fois, les gens étaient moraux, les gens étaient disciplinés. Maintenant, aucun fils n'écoute son père, la femme désobéit à son mari, les femmes sont infidèles, toutes les morales sont perdues. Nous devrions faire quelque chose pour restaurer une attitude morale dans la population.' Il y a 5000 ans, l'épique Hindou, le Bhagavatam déclara : 'L'âge sombre de Kali est descendu sur le monde. Maintenant, le père se conduit mal avec sa fille, et la mère essaie d'avoir des relations avec son fils.'

Il n'y a jamais eu d'époque paradisiaque! Vous pouvez faire de votre vie une célébration ici et maintenant! Les choses étaient toujours comme elles sont aujourd'hui. Mais nous avons le sentiment que la vie était une grande célébration. Même dans notre vie. Lorsque les gens se remémorent, ils disent : 'Nous avons eu une enfance dorée.' Nous parlons toujours de 'notre enfance dorée.' Mais ressentiez-vous vraiment les choses comme cela à l'époque? Non!

Savez-vous pourquoi nous prenons des photographies? C'est parce que nous arrivons mieux à apprécier la vie à travers les images! J'ai remarqué que les gens prennent beaucoup de photos lorsque quelqu'un est sur le point de partir. Je leur demande pourquoi, car ils

LA VIE EST UNE ETE RNELLE CÉLÉB R ATION ne sont plus capables d'apprécier chaque moment précieux. Mais ils ne comprennent pas. Ils ne se rappellent et n'apprécient l'évènement qu'une fois qu'il est passé et qu'ils regardent leur album. 'Oh, c'était si chouette! Nous sommes allés à cet endroit, nous étions si gais, si heureux, regardez comme nous étions!'

Lorsque nous prenons des photographies, nous n'apprécions les choses qu'une fois qu'elles sont terminées, nous ne pouvons pas apprécier le moment. J'ai constaté que les touristes sont si occupés à prendre des photographies qu'ils n'apprécient jamais les choses autour d'eux. Ils sont constamment préoccupés par la photo et l'angle de prise de vue. Nos yeux sont devenus comme aveugle car, dans le moment présent, nous ne regardons pas les choses qui sont autour de nous et nous ne les apprécions pas. Nous essayons de transmuter le moment présent en un moment passé. Nous ne pouvons apprécier que le passé, alors nous laissons le moment présent défiler.Nous avons perdu l'habitude d'apprécier le moment présent. C'est lorsque tout est fini que nous nous mettons à aimer ces instants. Ceci est une habitude du mental.

Les psychologues disent que pendant neufs mois, alors que nous étions dans le ventre de notre mère, nous n'avions aucune responsabilité, nous n'avions aucun travail et nous n'avions rien besoin de faire. On s'occupait complètement de nous, nous étions seul, heureux, indépendant de tous liens et de toutes responsabilités. Nous étions dans la béatitude. Ce sont ces impressions, ces samskaras, les vestiges de cette période passée dans le ventre de notre mère qui nous amènent à penser que le passé était magnifique.

Le passé n'était jamais mieux que maintenant. Il existe un mot magnifique en Pali -le langage que parlait bouddha- tataka, qui signifie 'être à l'aise'. Il signifie aussi que nous ne pouvons 'vivre pleinement' que dans le moment présent. Seul ce moment peut être vécu. L'idée que le passé était mieux est dans notre tête. Il y eut peut être une période dans notre vie ou tout allait bien. Mais lorsque ces moments se déroulaient, si vous regardez les choses sincèrement, vous comprendrez alors que vous étiez dans la même humeur à ce moment là. Nous disons souvent, 'Mes années de collège étaient une période dorée de ma vie.' Mais était-ce vraiment le cas à ce moment là?

Alors comprenez bien cela. La vie ne fut jamais une éternelle célébration. La vie ne sera jamais une éternelle célébration. La vie est une éternelle célébration!

C'est au cœur de ce présent qui 'est' que nous devons saisir notre chance d'être heureux. Vous voyez, les deux états, que ce soit la joie ou le désarroi, ne peuvent être expérimentés que dans le présent, jamais dans le passé ou l'avenir. Si vous appréciez quelque chose qui se situe dans le passé ou l'avenir, alors cette chose ne peut être qu'un samskara! Vous vivez tel un fantôme. Comme l'homme qui dit, 'Ne me reconnaissez vous pas, je vie avec votre soeur depuis longtemps!'

Si nous pensons que le passé était éternel, que le passé était une célébration, ou que le futur sera une célébration, alors nous vivons en compagnie d'un fantôme. Nous perdons alors tataka. C'est un très joli mot. Les choses sont complètement différentes lorsque nous vivons dans l'ici maintenant, les choses sont complètement différentes! Vivre dans cet espace là requiert de la sensibilité.

Le mot suivant est 'éternel'. La vie est une éternelle célébration. Le mot 'éternel' devrait être bien compris. Nous associons toujours ce mot au passé, au présent et au futur, les trois ensembles.

Cette petite histoire de la religion Soufi vous aidera à comprendre la signification du mot éternel*.

Abdullah était un maître Soufi. Ce mystique vécut toute sa vie dans l'état de nithyananda*- la félicité éternelle. Il était continuellement heureux et dans la félicité, du matin au soir, où qu'il soit. Dans la religion Soufi, les fidèles sont autorisés à boire du vin. Abdullah buvait parfois et se sentait heureux. Lorsque une personne boit, son vrai visage se dévoile. Les gens se montrent souriants et joyeux jusqu'à ce qu'ils boivent un verre. Après un verre, toute leur stupidité se révèle. Dans les monastères bouddhiste et Zen, on faisait boire les gens avant d'entrer dans le monastère! Les moines plongeaient alors dans votre conscience et voyaient qui vous étiez. Mais même lorsqu'Abdullah buvait du vin, il était heureux, il était dans l'extase, même son esprit inconscient révélait l'extase.*

Un jour, quelqu'un lui demanda : 'Maître comment faites-vous pour être toujours content? Quelle technique pratiquez-vous?' Il répondit magnifiquement, 'Je ne décide jamais d'être heureux plus de deux jours. Lorsque je me lève

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chaque matin, je me pose cette question : Abdullah, veux-tu être heureux, veux-tu être dans la félicité aujord'hui? Ou bien désire-tu être triste? Mon esprit me dit toujours qu'il veut être joyeux. Alors je me dis, okay, alors soit heureux...Point....c'est tout. Sois heureux! Voilà! Je prends cette décision au jour le jour, je ne décide jamais pour le jour suivant. Je ne prend pas de décision éternelle.'

Si on nous pose cette question, qu'allons-nous faire? Nous allons nous dire 'Je prendrai une decision sur le long terme. Demain, je ne me rappellerai peut-être pas. Il vaut mieux décider aujourd'hui même d'être éternellement dans la béatitude!' Mais cela ne va pas marcher. Notre concept de l'éternité est complètement différent de celui d'Abdullah. Il dit : 'Je décide que je serai heureux au jour le jour. Je ne m'embête pas avec les lendemains.'

Les gens me posent toujours des questions lorsque je leur raconte cette histoire. La première question est ' Maître, il n'a pas de responsabilités, c'est pour cela qu'il peut se permettre d'être heureux! Nous avons tant de responsabilités, comment pouvons-nous être heureux et dans la félicité?'

Nous devons comprendre une chose. Si vous commencez à vous faire du souci, pensez-vous que vos responsabilités vont s'alléger pour autant? Si vous pensez qu'être inquiet soucieux et morose vous aidera à mieux gérer vos responsabilités, alors vous pouvez vous faire du souci autant que vous voulez! Rendez-vous aussi malheureux que vous voulez! Mais cela va-t-il marcher? Cela va-t-il vous apporter des solutions?

Si vous avez dix problèmes, en vous faisant du souci, vous créerez le onzième problème! Je dis toujours aux gens, tôt le matin, dès que vous vous levez, prenez une décision ferme. Appelez-vous par votre nom. C'est une technique très efficace! Lorsque vous vous appelez par votre nom, les fantômes ou les samskara avec lesquels vous vous associés se déconnectent de votre esprit. Vous ne pouvez vous appeler par votre nom aussi longtemps que vous pensez être ce nom. Vous êtes soumis à un processus inconscient dès que l'on appelle votre nom. Mais lorsque vous vous appelez par votre nom, le processus devient conscient.

Gurdjieff dit que notre nom est le meilleur mantra pour réaliser le Soi. Nous ignorons le pouvoir de notre nom! Si dix personnes dorment dans une chambre et qu'une de ces personnes s'appelle Ram, si nous prononçons ce nom, seul Ram va se réveiller et se lever! Notre nom pénètre tout notre être.

Quand nous nous dissocions de notre nom, nous nous dissocions complètement des samskaras qui y sont associés*. C'est une technique très puissante. Il dit 'Je m'appelle Abdullah. Abdullah? Abdullah, que désires-tu : la joie, les soucis ou la misère? ' Lorsque vous vous appelez par votre nom, vous créez une distance entre vous-même et vos samskaras*. Vous réalisez que vous n'êtes pas vos samskaras. Ainsi, lorsque vous comprenez que vous n'êtes pas vos samskaras, la moitié du travail est déjà fait. Ensuite, demandez-vous si vous voulez vivre dans la joie, dans la peine ou dans la misère.

Après tout, vous savez déjà ce qui va se passer dans les prochaines 24 heures…

Nos vies ne sont rien d'autre qu'une routine sans cesse renouvellée. La même tasse, qu'elle soit tenue par la main droite ou la main gauche, sera toujours la même, même la température du café ne changera pas! Vous connaissez déjà votre routine. Donnez-vous au moins l'opportunité de vivre la même routine de bonne humeur. Ainsi vous comprendrez que chaque moment de votre vie peut-être vécu dans la béatitude.

La félicité est un pouvoir de transformation...sat chit ananda. En langue Sanskrite, les trois mots décrivent le même phénomène. Sat, signifie vérité, chit signifie conscience, et ananda signifie béatitude. Lorsque ananda apparaît, l'effet de la vérité et de la conscience se produit aussi. Lorsque la conscience émerge, les effets de la vérité et de la béatitude se font ressentir. Notre vie peut être transformée par n'importe laquelle de ces qualités. Une alchimie se produit! Spécialement lorsque nous essayons de vivre notre vie dans l'ananda, lorsque nous infusons ananda dans notre vie*, des transformations miraculeuses peuvent s'opérer! Nous ignorons les effets miraculeux d'une vie passée dans l'ananda! Lorsqu'ananda* s'épanouit, la conscience s'éleve. Tant de choses peuvent arriver dans notre vie lorsque nous vivons en conscience!

Essayez de vivre consciemment pendant au moins une journée!

Les gens demandent 'Si mon esprit décide d'être misérable, que puis-je faire?' Et bien, vivez dans la misère, il n'y a rien de mal!

Abdullah dit 'Mon esprit a décidé de vivre dans la misère. C'est parfait!'

Si vous n'aimiez pas la misère, vous ne choisiriez jamais de souffrir!

En fait, nous apprécions la misère, c'est la raison pour laquelle nous la choisissons. Nous avons un intérêt secret dans nos maladies, sinon, nous ne leur donnerions pas vie. Souffrir est notre décision. La plupart du temps, nous oublions que nous invitons la misère, et nous oublions également comment nous l'avons invitée. Lorsque nous tombons malade, on s'occupe de nous. L'attention que nous attirons alors à nous nous rend subtilement malade. Le besoin d'attention nous fait tomber malade. Les enfants utilisent naturellement cette technique. Ils viennent à nous avec une migraine, un problème d'estomac, une petite fièvre dès que nous ne leur accordons pas d'attention. C'est une habitude mentale.

Si vous décidez d'être dans la misère, si vous décidez d'être triste, appréciez cela! Il n'y a rien de mal! C'est parfait comme cela. Mais appréciez cela en conscience!

Si vous comprenez cette histoire, alors vous avez saisit la signification du mot 'éternel'. 'Eternel' ne veut pas dire passé, présent ou futur. Eternel ne se réfère qu'à une chose et cette chose est l'instant présent.

Abdullah dit 'Je ne décide jamais pour le jour suivant, car si je fais cela, je ne pratiquerai pas ça ici et maintenant.'

Il est plus sage de prendre des décisions au jour le jour.

Chaque matin, lorsque vous vous levez, demandez-vous 'Ram, que veux-tu? Veux-tu être inquiet ou veux-tu être joyeux?' Si ton esprit déclare 'Je veux être dans la félicité', alors sois dans la félicité! Ce choix relève de votre décision consciente. Cette décision consciente peut produire des miracles!