KAILASA Library/Bhagavad Gita Chapitre 12/C±Éä¶ÉÉä%ÊvÉEòiÉ®úºiÉä¹ÉɨɴªÉCiÉɺÉCiÉSÉäiɺÉɨÉ +´ªÉCiÉÉ Ê½þ MÉÊiÉnÖÇù&JÉÆ näù½þ´ÉnÂùʦɮú´ÉÉ{ªÉiÉäSign in
Bhagavad Gita Chapitre 12

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```sanskrit Klesho'dhikatarasteshaam avyaktaasaktachetasam Avyaktaa hi gatirdukham dehavadbhiravaapyate (12.5) ```

Krishna continue d'élaborer sur ceci :

« Pour ceux dont les esprits sont fixés sur le non manifesté, le sans forme, il est plus difficile d'avancer ; atteindre le sans forme non manifesté est difficile pour les hommes. »

Krishna dit ici ce que nombreux d'entre nous savent être la vérité. Les intellectuels rencontrent plus de difficultés à comprendre le divin.

Brahma et Vishnu se disputèrent un jour pour savoir lequel des deux étaient le plus grand. Ils ne pouvaient pas se mettre d'accord et allèrent voir Siva pour les conseiller. Siva prit la forme d'une colonne de lumière qui embrassait l'univers, sans fin, et leur dit : « Celui d'entre vous qui arrivera à trouver le bout de la colonne de lumière est le plus grand. »

Vishnu adopta la forme d'un sanglier et creusa la terre pour chercher la partie inférieure de la colonne de lumière. Brahma s'envola en prenant la forme d'un signe pour tenter d'atteindre la partie supérieure. Après un très très long moment, Vishnu comprit qu'il n'accomplissait rien, il retourna chercher Siva pour lui demander pardon d'avoir essayé de chercher ses limites.

Brahma continua sans se soucier de quoi que ce soit. Pendant qu'il s'envolait, il trouva une fleur flottant vers le bas. Lorsqu'il se renseigna, la fleur dit qu'elle tombait de la tête de Siva et qu'elle tombait depuis de nombreuses années de Brahma. Choqué, Brahma compris qu'il n'avait aucun moyen d'atteindre le bout de la colonne. Il força la fleur à venir voir Siva pour lui dire que lui, Brahma , avait rapporté cette fleur des locks de Siva.

Lorsqu'il entendit cette histoire, Siva fût furieux d'entendre ce mensonge et trancha une des têtes de Brahma, lui interdit d'être adoré et jeta une malédiction sur la fleur pour qu'elle ne soit jamais utilisée pendant les puja (adoration rituels) faites à Siva.

La signification métaphorique de cette légende est la suivante : Vishnu représente la richesse et Brahma l'intellect. Il est vrai que quelqu'un qui possède de nombreuses richesses trouvera cela difficile d'atteindre Dieu. Mais il aura l'humilité d'accepter ses défauts et sera même prêt à abandonner sa fortune pour poursuivre sa recherche de la Vérité. Cependant, une personne intellectuelle trouva impossible d'abandonner son ego dans sa recherche de la vérité, et par conséquent, ne la trouvera jamais.

Dans la recherche de la Vérité, du Divin, du non manifesté, nirguna Brahman (sans attributs) qui est ce sur quoi l'intellectuel à la recherche de la vérité se concentre, l'intellect ou l'esprit qui constituent l'ego sont les obstacles qui rendent le chemin très difficile à traverser.

L'Etre ne transporte pas seulement un corps, mais un esprit également ; et avec cet esprit, il transporte l'ego. Jusqu'à ce que le lien esprit/corps soit transcendé, le voyage spirituel est difficile, comme le dit si bien Krishna.

Abandonner son ego est la chose la plus dure pour le système esprit/corps. L'ego permet au lien esprit/corps d'avoir une identité, d'exister. Ce n'est pas pour rien que le philosophe français René Descartes dit avec tant de fierté : « Je pense donc je suis ! » Le monde, que ce soit maintenant ou à l'époque de Krishna, tourne autour du pouvoir de la pensée ; le pouvoir qui a apparemment fournit une connaissance et des talents. Cela était donc essentiel pour la reconnaissance d'un Etre et son statut dans la vie.

Ramakrishna Paramahamsa était une incarnation. Pourtant avec une grande humilité, il accepta d'avoir trois Maîtres dans sa vie. Mais la vérité est qu'il était le moyen pour eux de se débarrasser de leur ego.

Bhairavi qui lui a enseigné les techniques tantriques et est finalement devenu son disciple. Il lui a fallut de nombreuses années avant de pouvoir abandonner son ego avec l'aide de Ramakrishna.

Totapuri, le grand érudit advaitique (non dualiste) ne restait jamais au même endroit pendant plus de trois nuits. Il voulait enseigner à Ramakrishna la nature non- dualiste de l'Existence. Ramakrishna disparu en disant qu'il avait besoin de la permission de sa Mère. Un Totapuri surprit le suivit, et le trouva en pleine conversation avec Mère Kali. Lorsque Totapuri le força à méditer sur le sans forme, Ramakrishna continua de dire qu'il ne pouvait pas abandonner Mère. Furieux, Totapuri plaça un morceau de verre brisé entre les sourcils de Ramakrishna, au niveau de son troisième œil, et lui ordonna de couper Mère Kali en morceaux. Ramakrishna entra en samadhi (l'état sans pensée) et y resta pendant trois semaines. Totapuri ne connaissait personne qui ait survécu aussi longtemps en état de samadhi, et qui soit revenu à une conscience corps/esprit normale ! Il resta avec Ramakrishna pendant plusieurs mois.

Il y avait aussi Jatadhari, un baba Ramait et un vaishnavite, qui était venu à Ramakrishna avec Ramlala, une idole de Ramachandra enfant. Pour Jatadhari, cette idole de l'enfant Rama était un être vivant ; il le lavait, le nourrissait, et lui parlait toute la journée. Après être resté quelques jours avec Ramakrishna, Jatadhari trouvait que Ramlala passait plus de temps avec Ramakrishna, et trouvait irritable que son cher Ramlala préférait jouer aux favoris avec quelqu'un d'autre. Jatadhari resta très longtemps à Dakshineshwar parce qu'il savait que Ramlala voulait rester avec Ramakrishna ! Un jour Jatadhari dit au revoir à Ramakrishna : « Ramlala m'a dit qu'il veut être avec vous et qu'il vous aime. Je suis heureux qu'Il se soit enfin révélé à moi grâce à vous. Je suis content de vous le laisser et de continuer ma route. Je suis remplit de félicité. » Ramlala resta avec Ramakrishna depuis ce jour.

Il fallut la simplicité de l'esprit sans pensée d'un grand Maître pour porter conseils à de grands érudits, et leur apprendre à abandonner leur ego. Abandonner cet ego est la chose la plus difficile pour l'esprit et le corps, en particulier lorsque l'on est centré sur son intellect.

ªÉä iÉÖ ºÉ´ÉÉÇÊhÉ Eò¨ÉÉÇÊhÉ ¨É滃 ºÉÆxªÉºªÉ ¨Éi{É®úÉ& +xÉxªÉäxÉè´É ªÉÉäMÉäxÉ ¨ÉÉÆ vªÉɪÉxiÉ ={ÉɺÉiÉä* iÉä¹ÉɨɽÆþ ºÉ¨ÉÖrùiÉÉÇ ¨ÉÞiªÉÖºÉÆºÉÉ®úºÉÉMÉ®úÉiÉ ¦É´ÉÉ欃 xÉÊSÉ®úÉi{ÉÉlÉÇ ¨ÉªªÉÉ´ÉäʶÉiÉSÉäiɺÉɨÉÂ*

Ye tu sarvaani karmaani mayi samnyasya matparaah Ananyenaiva yogena maam dhyayanta upaasate

Teshamaham samuddhartaa mrutyu samsaara saagaraat Bhavami nachihraat paartha mayyaaveshita chetasaam

'Mais ceux qui m'adorent avec une dévotion infaillible, renonçant aux fruits de toutes leurs activités, me voyant comme leur objectif suprême, l'esprit concentré sur moi ; ceux-là, je les délivrerai bientôt de l'Océan de la vie et de la mort.'

Ici, Bhagavan fait une promesse.

Krishna dit, sans équivoque, Je les délivrerai de leur existence matérielle ; leur océan de samsara, le cycle de la vie et de la mort.

Tout ce que Dieu demande est qu'un dévot lui soit dévoué. Krishna dit : « Si vous vous abandonnez à Moi, abandonnez toutes vos actions et les fruits de ces actions également, faites Mon service, méditez sur Mon Etre, concentrez vous uniquement sur Ma Conscience, Je vous sauverai, vous libérerai, et Je m'assurai que vous n'ayez pas de nouvelles naissances. »

C'est le rugissement d'un lion. C'est le rugissement du Roi de l'univers : « Abandonnez vous à Moi, et Je vous sauverai. Servez Moi et Je vous sauverai. »

Un athéiste tomba d'une falaise, et alors qu'il tombait, il attrapa une petite plante et s'y accrocha désespérément. Il se demanda si il devait commencer à se soucier de l'existence de Dieu ou pas ; car tout ce qu'il désirait à ce moment là était de vivre, d'être sauvé. Il cria, « Dieu, si tu existes vraiment, sauves moi ! »

Soudain, une voix répondit, « Oui, j'existe bien, et je vais te sauver. Lâches cette plante. Tu seras alors sauvé. Je te porterai. »

L'athéiste s'écria, « Oh mon Dieu, y a-t-il quelqu'un d'autre qui puisse m'aider ? »

Toutes nos croyances en Dieu sont superficielles. Tout d'abord, pour la plupart d'entre nous, Dieu n'est qu'un concept. Et nous offrons notre adoration à ce concept. Nous prions comme cela, « Donnes moi ceci, Seigneur, donnes moi cela Seigneur ! » Il n'aura même pas le temps de répondre à notre prière, nous serons déjà en train de demander quelque chose d'autre !

Aussi longtemps que Dieu répond à nos prières, aussi longtemps que le Maître nous fournit ce dont nous avons besoin, notre foi en lui se renforce. Mais notre foi disparaît des que nos prières ne sont plus exaucées. Nous changeons alors de Dieu, de Maître. Nous nous demandons, « Y a-t-il quelqu'un d'autre qui puisse répondre à mes questions de la manière que je veux ? »

On ne se rend pas compte que Dieu s'abstient souvent de répondre à nos questions par pure compassion, pour nous prouver son amour absolu pour notre bien-être. Mais à cause de notre ignorance, nous demandons sans cesse ; nous supplions sans cesse, sans un moment de répit. Nous ne comprenons même pas complètement les conséquences de ce qui arriverait si ces prières étaient exhaussées ; si notre situation s'améliorera ou si elle empirera. C'est pour cela qu'il est dit : « Attention à ce que vous demandez parce que vous risqueriez de le recevoir ! » C'est par sa sagesse ultime que Dieu refuse certaines demandes telles que devenir riche, ou avoir des enfants et d'autres exemples comme cela. Et comment réagissons nous ? Nous lui tournons le dos !

S'abandonner au divin ne peut pas être conditionnel. Cela doit être total. Il ne peut pas y avoir de « si » ni de « mais ». Il ne peut pas y avoir de « Si tu réponds à mes prières, je te serai dévoué. » Ceci est du commerce. La plupart de nos relations avec Dieu sont un commerce.

Il existe trois types d'abandon.

Le premier type d'abandon est l'abandon de l'intellect. Il est possible pour de nombreux d'entre nous. Une fois que nous avons compris qu'il y a une Energie bien plus supérieure que nous, la plupart d'entre nous peuvent accepter le fait qu'il existe cette puissance suprême et accepter de s'abandonner à cette puissance intellectuelle. Au moins, vous pouvez dire : « Je m'abandonne ! » C'est comme cela que la plupart d'entre nous se prosterne dans un temple ou aux pieds du Maître, le corps tout entier couché sur le sol, ce qui signifie notre abandon. A ce moment, notre ego prend des vacances.

Le prochain niveau d'abandon est émotionnel. Une personne peut fondre juste en pensant à Dieu ou au Maître. Il y a l'amour, il y a la gratitude qui se déverse de nos cœurs, et nos larmes coulent. Nous devenons un bhakta, un dévot.

Ramakrishna dit : « Si vous avez des larmes aux yeux lorsque vous pensez à Dieu ou au Maître, sachez que c'est votre dernière naissance. Vous êtes prêts pour la libération. »

Nous sommes prêts, mais ne sommes pas libéré avant d'avoir atteint cette troisième et dernière étape. Cette étape est l'abandon des sens. Notre abandon est total à ce niveau, inconditionnel, spontané, instantané et naturel.

Dans la Mahabharata, le sage Vyasa relate un incident qui se passa lorsqu' Arjuna se baladait avec Krishna.

Krishna pointa soudainement un corbeau qui était assis sur la branche d'un arbre et dit : « Arjuna, peux-tu voir ce corbeau vert ? »

« Oui Krishna, je vois ce corbeau vert. », dit Arjuna.

Ils marchèrent un peu plus loin. Krishna montra un autre corbeau sur une branche, « Arjuna, regarde ce corbeau noir ! »

Arjuna dit : « Je vois ce corbeau noir, Krishna. »

Krishna se tourna vers Arjuna et dit : « Arjuna es-tu un idiot ? Je pensais que tu étais intelligent. Comment un corbeau peut-il être vert ? Pourquoi as-tu dit que le premier corbeau était vert, quand celui-là aussi est noir ? Voulais-tu me faire plaisir ? »

Arjuna dit : « Mon Dieu, lorsque Tu as pointé ce premier corbeau et m'as demandé de le regarder, tout ce que je vis fut un corbeau vert ! Krishna, que puis-je faire, je ne vois pas un corbeau noir, mes sens m'ont trompé. »

Les sens d'Arjuna ne l'ont pas abandonné. Ils devaient s'abandonner au Maître, au Divin. Une fois que cette étape est atteinte, on ne peut plus revenir en arrière. C'est un point de non retour ; c'est l'abandon total et absolu.

Krishna dit : « Lorsque tu t'abandonneras à Moi, Je te libèrerai. » Pour l'atteindre, nous devons nous abandonner totalement. Nos sens doivent lui être abandonné. Notre Conscience entière ne doit appartenir qu'à lui seul, et personne d'autre.

Il n'y a rien d'autre à faire. C'est tellement simple ! La technique est si simple ! « Abandonnes-toi et je te sauverai. Je te sauverai sans délai, immédiatement. » Dit le Maître. Mais que faisons-nous ? Nous doutons : « Y a-t-il quelqu'un d'autre ? »

C'est si simple ! Le Seigneur l'a rendu si simple. Pourtant, nous trouvons cela si difficile ! Nous trouvons très dur de le croire.

¨ÉªªÉä´É ¨ÉxÉ +ÉvÉiº´É ¨É滃 £ÉÖËrù ÊxÉ´Éä¶ÉªÉ ÊxÉ´ÉʺɹªÉ漃 ¨ÉªªÉä´É +iÉ >ðv´ÉÈ xÉ ºÉƶɪÉ&* mayyeva mana aadhatsva mayi buddhim nivesaya nivasishyasi mayyeva ata oordhvam na samsayah

« Fixez votre esprit sur Moi seulement, établissez votre esprit en Moi. Vous habiterez toujours en Moi. Il n'y a aucun doute. »

Fixez simplement votre esprit sur Moi, la personnalité suprême du Divin et engagez tout votre esprit, tout votre corps et tous vos sens en Moi, et ainsi, vous vivrez en Moi pour toujours, sans aucun doute ~Na samsayah.

Maintenant, il en vient à la technique. À un moment ou l'autre, le cercle vertueux doit commencer. Il explique d'abord le cercle vertueux, et puis en vient à la technique.

Comprenez que l'amour n'est pas une humeur ; il n'est pas une simple émotion. C'est toute votre Existence. Du moment qu'il est une humeur, il viendra et s'en ira. Il y a deux types d'amour – l'amour horizontal et l'amour vertical.

Laissez moi vous expliquer : l'amour horizontal est comme une ligne horizontale, plate. Il est en rapport avec le temps, il aura un début et une fin. Soyez bien clair, tout ce qui a un début a également une fin. Si un événement prend plus de temps pour se terminer que la normale, ne pensez pas qu'il soit permanent ! Tout ce qui commence doit se terminer ; cela peut prendre quelques mois ou quelques années, mais il y a une fin ; c'est impermanent et limité dans le temps. C'est cela l'amour horizontal.

L'amour horizontal est en rapport avec le temps et l'amour vertical est en rapport avec la Conscience. L'amour vertical n'a ni début ni fin, il ne discrimine rien ; c'est votre qualité réelle. Il coule simplement. Si vous faite preuve de discrimination et aimez, soyez bien clair, cela ne peut pas être appelé de l'amour ; c'est simplement de l'engouement. Du moment que l'autre correspond à vos critères, votre amour grandit ; à partir de l'instant que cette personne ne correspond plus à ces critères, votre amour disparaît.

Dans nos retraites de méditation, dans la première session, la première pratique que je donne aux gens est de me dire honnêtement ou de faire une liste honnête d'une ou deux personnes qu'ils aiment réellement. Habituellement, au début, les gens viennent avec une grande liste : le mari, la femme, le père, la mère, le frère, la sœur, et ainsi de suite. Tous les gens qu'ils voudraient satisfaire, ou qu'ils satisfont pour leur propre bonheur. Tous sont inclues dans cette liste.

Lorsque je commence à parler de l'amour réel, les gens barrent des noms sur la liste, les après les autres. Lorsque cela se produit, soyez bien clair, ce n'est pas de l'amour ; mais les gens se retrouvent toujours coincés en ce qui concerne leurs fils et leurs filles. Je vous assure : votre amour se manifeste pour trois raisons : soit pour le profit économique ou le support psychologique –vous avez besoin de quelqu'un de votre famille, de votre communauté, ou de votre groupe qui serait susceptible de vous aider si vous traversez des difficultés. C'est cela le support psychologique.

La troisième raison est le besoin inconscient d'avoir le certificat de la « bonne personne », de toutes les personnes avec qui nous sommes associées. Certaines fois nous partageons de l'amour, nous montrons de l'amour. Nous ne pouvons obtenir aucun profit économique ou de support psychologique mais pouvons espérer un certificat d'approbation, un certificat qui attire l'attention sur nous ; le besoin d'attention sera présent. Nous dépendons toujours de ce besoin pour pouvoir exprimer de l'amour. Ce n'est pas inconditionnel.

Dites s'il vous plaît : « Maître, je n'aime pas mon fils ou ma fille pour aucunes de ces trois raisons. » Je leur demande ensuite « Bon, si soudainement votre fils commence à faire des choses tout seul ; s'il prend des décisions lui-même ; s'il ne correspond plus à vos critères ; s'il ne suit pas vos paroles ; s'il ne vie pas selon vos règles, l'amour sera-t-il le même ? »

Réfléchissez sérieusement.

Bien sûr, en général, les gens reconnaissent que non, la qualité de l'amour sera moindre !

Qu'est-ce que cela veut dire ? Nous aimons nos enfants tant qu'ils sont une extension de nos vies. Nous accomplissons nos désirs à travers eux ; nous accomplissons nos vies à travers eux. Tout ce que nous ne pouvions accomplir, nous essayons de l'accomplir à travers eux. Du moment qu'ils agissent et vivent en tant qu'extension de vos vies, la relation est vraiment merveilleuse. Mais du moment qu'ils sentent que vous les étouffez et qu'ils se rebellent et disent « Non ! », la relation tout entière change !

Les enfants sentent qu'ils sont adultes dès qu'ils disent « Non » à leurs parents ; c'est un instinct basique. C'est seulement lorsque vous dites Non, que vous ressentez que vous êtes un individu. Ils ne s'occupent pas de se que vous dites. Le seul mot qu'ils connaissent est « Non ! ». Ils ne connaissent rien d'autre. Ils se sentent forts lorsqu'ils disent Non. C'est pour cela que dans le monde entier, les jeunes se rebellent toujours. Que ce soit en Orient ou en Occident, dans tous les pays, partout dans le monde, dans toutes les cultures, la jeunesse dit « Non ! ». Parce que lorsqu'ils disent Non, ils se sentent très forts. Le Non leur apporte une certaine force.

Mais je vous assure, votre amour dépend seulement de l'approbation des autres; du moment que vous recevez un « Oui » des autres, votre amour est également réciproque; lorsque vous recevez un « Non », vous commencez à exprimer ce même « Non ». C'est l'amour horizontal, c'est pour cela qu'il s'achève. L'amour vertical ne se termine jamais, parce qu'il ne commence jamais. Soudainement, au bout d'un moment, vous vous rendez compte, que vous vivez à l'intérieur de votre corps, de la même manière que vous vivez dans tous les corps. C'est cela l'amour réel.

Il y a un exemple magnifique donné dans les Upanishads.

Un Maître demande à un disciple : « Appréciez-vous chacun de vos cinq sens ? »

Le disciple dit : « Oui ! »

Le Maître demande ensuite : « Si un de ces sens disparaissait, ressentiriez-vous la même quantité de joie ? »

Le disciple répondit : « Non, il y aurait 20% de moins, et si deux de mes sens disparaissaient, il y aurait 40% de moins. »

Le Maître dit ensuite : « Et si vous aviez cinq sens en plus ? »

Le disciple répondit: « Naturellement, ma joie augmenterait de 100%. Si je reçois un autre corps, naturellement, j'apprécierai tout deux fois plus. Ou encore, si je reçois cinq corps, naturellement, j'apprécierai les choses cinq fois plus ! »

Si vous faites l'expérience que vous vivez dans tous les corps de ce monde, comment seront votre joie et votre extase ?

Immesurable, éternelle et ultime, n'est-ce pas ?

C'est cela que les Etres illuminés expérimentent. Lorsqu'ils font l'expérience qu'ils sont l'univers entier, ou qu'ils sont dans tous les corps, ils font l'expérience d'une extase fantastique, d'un plaisir fantastique, ils font l'expérience de la Félicité. C'est pour cela qu'ils n'ont besoin de rien dans le monde extérieur.

Un homme âgé est venu à un de nos programmes. A la fin du programme, il est venu me voir et m'a dit avec une grande sympathie : « A un âge si précoce, vous êtes devenu un ascète et un Maître. Vous avez ratez votre vie ! »

Il exprimait sa compassion ; il ressentait que j'avais vraiment raté beaucoup de choses. Je lui ai dit : « Ne soyez pas compatissant à mon égard ; en réalité, Je suis celui qui devrait être compatissant à votre égard. Même après soixante ans, vous ne pouvez pas vous libérer. Même après soixante ans, vous souffrez dans samsara, l'illusion de la vie mondaine.

Ne soyez pas compatissant à mon égard, Je suis celui qui devrait être compatissant à votre égard ! »

Lorsque vous faites l'expérience de l'extase et de la félicité en vous, vous ne sentez pas qu'il vous manque quoique ce soit du monde extérieur. Vous ne ressentez aucun besoin.

Le renoncement réel n'est pas le renoncement au monde ; mais le monde qui renonce à vous. Lorsque vous avez cette satisfaction, l'extase et la félicité en vous, automatiquement, vous rayonnez ce qui se passe en vous, et vous ne ressentez jamais qu'il vous manque quelque chose, que vous avez perdu quelque chose !

Je dis toujours aux gens de ne pas renoncer au monde à moins qu'ils ne ressentent l'extase en leur Etre. N'abandonnez jamais ; ne travaillez que vers l'extase ! Lorsque l'extase se produit, le renoncement se produit automatiquement.

Soyez bien clair : « Si vous renoncez au monde extérieur sans vous être établit dans le monde intérieur, vous sombrerez dans la dépression ! »

J'ai vu tellement de sanyasis qui ont empruntés le chemin du renoncement sans accomplir l'expérience intérieure ; qui sont emprisonnés dans l'aide social et puis sombrent dans la dépression. Vers l'âge de quarante ou quarante-cinq ans, il sont déprimés. Ils donnent conseil au monde entier, alors qu'ils sont déprimés. Donc, de nombreux moines ont été la proie de la dépression. Ne renoncez jamais au monde à moins que vous n'ayez une expérience solide à l'intérieure !

Lorsque vous possédez l'expérience, vous n'êtes pas obligé de renoncer ; le renoncement se fait de lui-même. Toutes ces choses vous lâcheront. Au lieu que vous les laissiez tombé, ce sont elles qui vous laisseront tomber. Il y aura toujours des problèmes si c'est vous qui laissez les choses tomber ; c'est seulement correct si c'est eux qui vous laissent tomber. Lorsque vous avez cette satisfaction à l'intérieur de vous, lorsque vous commencez à faire l'expérience de la joie en vous, il n'y a rien à renoncer, les choses se produisent d'ellesmêmes.

Ici, Krishna donne des techniques pour commencer le cercle vertueux : « Fixez votre esprit sur Moi ; établissez votre intelligence en Moi. De cette manière, après avoir obtenu une conscience sans limites, vous vivrez en Moi, pour toujours. »

De quelle manière devrions-nous établir notre intelligence? Essayez de pratiquer toutes ces pensées et ces idées le plus souvent possible. Ramakrishna dit : « l'odeur que vous rotez dépend de ce que vous avez mangé. » La même odeur de ce que vous avez mangé se retrouvera dans ce que vous rejetez. Par exemple, si vous mangez un certain légume ou un certain fruit, la même odeur apparaîtra lorsque vous vomissez.

De la même manière, si vous amenez sans cesse ces idées dans votre esprit, dans votre Conscience, naturellement, vous les rayonnerez ; elles brilleront à travers votre être. La phrase : « Laissez votre intelligence s'établir dans Son Etre » signifie, lorsque vous rencontrez des ennuis, automatiquement, la solution viendra de vous, basée sur ces idées.

Si vous lisez maintenant et vous référez toujours aux livres, ou écoutez toujours un Maître, si vous essayez de digérer toutes ces idées, elles s'implanteront en vous. Lorsque vous rencontrerez des problèmes, ces idées commenceront à vous guider. Lorsque vous avez des ennuis, si vous essayez de lire ou d'écouter, vous ne parviendrez pas à digérer ces idées, parce que votre esprit sera tracassé par le problème à ce moment là. Vous ne pourrez pas les recevoir ou les digérer. Cela ne peut pas arriver.

Lorsque votre esprit est dans un état normal, laisser votre esprit recevoir ces idées devient une habitude tout à fait normale. Laissez cela devenir une partie de votre mode de vie habituel. De la même manière que vous mangez tous les jours, que vous vous lavez, de la même manière, absorbez ses idées régulièrement.

Sankara a merveilleusement écrit dans son commentaire sur le Chandogya Upanishad sutra, sur ahara sudhi :

Ahara shuddho satva shuddho dhruvaa smrutih

« Lorsque votre ahara est purifié, votre mémoire est purifiée. »

Ahara signifie la nourriture. Comprenez bien, ahara ne signifie pas juste la nourriture que vous avalez. Cela veut dire, tout ce que vous recevez par chacun des cinq sens. Le programme télévisé que vous regardez est ahara ; la musique que vous écoutez est ahara ; la nourriture que vous mangez est ahara. Les différentes odeurs que vous sentez sont ahara ; le toucher que vous appréciez est ahara. Tout ce que vos cinq sens vous apportent sont ahara et ils devraient être purs ; c'est seulement à ce moment que vous rayonnerez la pureté, que vous pourrez rayonner la Félicité, que vous pourrez rayonner l'extase, que vous pourrez rayonner l'Intelligence Divine. Comprenez, à moins que vous ne purifiiez ahara, qui se manifeste également à travers vos sens, vous ne pourrez pas vous attendre à ce que la purification de votre mémoire se produise.

Je me sens réellement béni d'être né et d'avoir grandi dans un village, il n'y avait pas de télévision en ce temps là. Les gens me demandent : « Maître, comment arrivez vous à comprendre les choses si facilement ? » Bien sûr, d'une certaine façon, j'arrive à comprendre les choses très facilement, très rapidement. Une petite note : Il n'y a que deux ans que j'ai commencé à parler un anglais académique ; j'ai étudié l'anglais, mais j'ai effectué toute ma scolarité dans ma langue maternelle, le Tamoul. J'ai commencé à parler Anglais lors de mon premier voyage en Amérique, il y a donc deux ans, en Août 2003.

On m'a demandé comment j'ai appris si vite. Je lisais sans cesse. Les gens me demandent souvent : « Comment faites-vous pour lire tant de pages, tant de livres ? » C'est simplement car je n'ai jamais pris l'habitude de regarder la télévision ! La télévision détruit immédiatement votre Conscience. Comprenez : Pas seulement vos yeux ; la télévision détruit directement votre Conscience également.

Laissez-moi vous dire quelque chose d'important, comprenez cet exemple : vous voyagez dans un véhicule. Si vous vous déplacez à 60 Km, vous pouvez voir tous les trésors de la route, les panneaux de signalisation, etc. Tout ce qu'il y a à voir sur la route, vous serez capable de tout voir. Si vous vous déplacez à 150 Km, pourrez vous voir quoique ce soit ?

Vous ne pouvez pas ; vous ne pourrez pas voir les choses clairement. La raison pour cela est que vous voyez maintenant un grand nombre d'images par secondes. C'est pour cela que vous ne pouvez pas voir ; vous ne pouvez pas discerner les images. Normalement, les yeux peuvent recevoir, analyser, traiter et classer l'information à condition qu'il ne leurs soient données pas plus de six images par seconde. Donc si un maximum de six images changent devant vos yeux, vos yeux peuvent recevoir ce message, l'analyser, le catégoriser, et le mettre dans votre esprit conscient, le mettre dans votre mémoire. Mais si c'est plus de six images par seconde, votre logique perdra son équilibre. A la télévision, vous êtes témoin d'au moins seize images par seconde. L'information est immédiatement forcée dans votre Etre.

Soyez bien clair. C'est comme cela : vous avez un gardien, un responsable de la sécurité devant votre maison. Un voleur apparaît, se débarrasse du gardien et le tue, et peut donc directement se diriger vers votre chambre à coucher. C'est la même chose qui se produit lorsque vous regardez la télévision et les films.

La logique est votre gardien ; c'est lui qui monte la garde. La logique est debout ; n'importe quelle information qui vient à vous, elle l'analyse et dit : cela est vrai, cela est un mensonge, c'est un jouet, c'est un vrai homme, cela est faux, cela est une poupée, etc. ! L'information est analysée et enregistrée. Lorsque vous regardez un film, lorsque seize images par seconde se suivent, lorsque l'information est forcée à l'intérieure de vous, votre logique perd son habilité à analyser et l'information atteint immédiatement votre zone inconsciente. Votre inconscient est directement exploité. L'information vous pénètre. C'est comme un cambrioleur qui rentre directement dans votre chambre, après avoir tué le gardien !

Encore un élément : parce que l'information vous atteint directement, vous perdez la capacité d'analyse logique et l'équilibre émotionnel. C'est pour cela que même lorsque vous êtes sûrs que l'acteur est toujours en vie et que vous êtes également certains que l'actrice est elle aussi vivante, vous vous mettez à pleurer lorsque l'acteur se fait tuer dans le film ; vous vous mettez à pleurer automatiquement ; les larmes apparaissent de nulle part. Vous savez pertinemment que ça ne se passe pas réellement, que ce n'est pas vrai. Mais lorsqu'ils rient, vous riez, lorsqu'ils pleurent, vous pleurez.

Selon les scènes, vos humeurs aussi changent. Si vous regardez une scène déprimante, vous êtes déprimé, pourquoi ? Vous êtes une personne éduquée, vous savez que c'est un film dramatique, vous savez que la personne est toujours en vie, vous avez même peut-être vu l'acteur en personne quelques jours auparavant, mais lorsque vous regardez le film, vous ressentez de la douleur. Pourquoi ? Parce que la logique qui analyse la vérité et les mensonges est mise en veille et mise à l'écart et l'information est directement noyée dans votre système. Elle est amenée directement dans votre inconscient. Votre inconscient est influencé directement donc soyez bien clair, ne regardez aucun programme qui créé de la dépression ou de la misère en vous.

Bien sûr, si vous regardez un programme qui vous procure de la joie, qui vous fait rire, qui ne blesse pas directement votre Conscience, vous perdrez sûrement un peu de temps ou mangerez un peu plus pendant que vous regardez le film, c'est tout ! Seule la menace de l'obésité est présente. A part cela, il n'y a aucun autre problème !

Les enquêtes démontrent que 80% des gens mangent pendant qu'ils regardent la télévision et par conséquent rencontrent des problèmes d'obésité. Donc dans ce cas, vous n'aurez qu'un petit problème, qui sera votre poids, rien d'autre. Mais regarder quelque chose qui créé de la dépression ou affecte votre humeur n'est pas recommandé.

Laissez moi répondre à une autre question essentielle : « Maître, existe-t-il des Etres tels que les esprits ou le diable? » Ceci est une question que je rencontre souvent. Laissez moi vous dire très clairement : Le diable et les démons n'existent pas, et il n'existe pas d'esprits. Soyez clairs, vous pouvez avoir milles références. Je sais que vos esprits amassent des références dans les films que vous regardez, dans les livres que vous avez lus … Soyez clair, une fois que votre esprit se met à croire qu'il y a des esprits, vous projetez cette idée et finissez par le voir réellement. Le Voyez vous ? Quoique ce soit que votre inconscient croit, vous le projetez et le voyez !

Maintenant, particulièrement après que de nombreuses recherches aient été faites sur l'hypnose, de nombreuses vérités sont découvertes. Si une personne est hypnotisée et que l'on met une flamme dans sa main et que l'hypnotiseur lui dit : « Vous tenez une fleur dans votre main, vous tenez une rose », non seulement la main est brûlée mais une fois que la flamme est retirée, la main a l'odeur d'une rose ! L'hypnose a une telle puissance ! Cela signifie que votre inconscient a une grande puissance. Vous êtes inconsciemment hypnotisés et l'on vous enseigne que les fantômes existent ; et vous finissez par projetez et voir des fantômes. Lorsque vous vivez une expérience, elle devient une croyance solide.

Il y a une chose encore plus troublante qu'ils ont découvert maintenant. Au moins aux Etats-Unis, dans la dernière décennie, plusieurs cas de traumatisme sont apparus chez les enfants. Ces enfants commençaient à dire qu'ils avaient été abusés sexuellement par leurs parents. Ces découvertes sont généralement faites lorsque, après avoir atteint l'âge adulte, ces personnes abusées vont voir des psychiatres, et de tels événements traumatiques sont découverts dans les états d'hypnose. Certains cas ont été signalés et des enquêtes ont été menées par la police et les autorités.

Il a été découvert dans un grand nombre de cas que certains abus n'ont jamais eu lieu. Certains patients ont développé ces idées sous hypnose, influencés par les suggestions des psychiatres. Des traitements qui étaient sensés guérir les gens de leurs traumatismes ont au contraire provoqué des traumatismes.

Regardez simplement des films d'horreur sans arrêt durant trois jours ; vous verrez des fantômes ! Même un rideau qui bouge ressemblera à un fantôme. Même si votre femme rentre dans la pièce, elle vous paraîtra être un fantôme. Bien sûr, pour cela, vous n'avez pas besoin de regarder un film d'horreur, vous ressentez de toute façon que vous êtes perturbé, parce que vous êtes toujours dans cette conscience ! De toutes les manières vous connecterez cela à tout ce qui se passe autour de vous.

Par exemple, disons que pendant que vous regardez un film d'horreur, vous avez envie de boire de l'eau. Vous allez à la cuisine ; brusquement, un chat vous bondit dessus. Maintenant, toute la scène est complète ! Maintenant, vous êtes sûr et certain que les fantômes existent. Soyez bien clair, c'est purement votre inconscient qui réagit ici. Parce que vous commencez à croire cela, vous commencez à le projeter ; une fois que vous le projetez, votre croyance est fortifiée. C'est un cercle vicieux dans lequel vous êtes emprisonné.

Une autre chose, les fantômes n'ont pas de corps physique. Vous voyez, vous avez trois corps : physique, subtil et causal. Même s'ils existent, ils n'ont pas de corps physique. Bien sur, tout d'abord ils n'existent pas. Mais au nom des arguments, si je rassemble tous vos arguments, et si je dois débattre, si j'accepte qu'ils existent, ils n'existent que dans des corps subtils et causaux. Ils n'ont pas de corps physique.

Aucun fantôme ne vient à vous sous une forme physique, à part votre épouse ! Cela veut donc dire qu'ils n'utilisent que 66% seulement de votre capacité ; vous avez trois corps qui donnent un total de 100% ; ils n'ont qu'un maximum de deux corps, seulement 66%. Cela signifie qu'ils sont moins puissants que vous. Donc même s'ils existent, il n'y a aucune raison d'avoir peur d'eux.

Comprenez cela logiquement : Même s'ils existent, vous ne devez pas en avoir peur. Ils sont des jeevas d'un niveau inférieur, ils sont des entités d'un niveau inférieur. Tout d'abord, ils n'existent pas ; mais pour l'amour des arguments, si je dois débattre, ce sont toujours des entités d'un niveau inférieur ; il n'y a aucune raison d'en avoir peur. Donc soyez bien clair, toutes ces conversations avec les fantômes, avec les voyants, vos conversations avec vos parents défunts, toutes ces choses ne sont que des histoires. Une histoire est inventée par rapport à une autre histoire ; une prochaine histoire est inventée sur la base de la deuxième histoire… Purement fictionnel, rien que de la fiction !

Une petite histoire :

Une femme va voir un voyant pour lui parler de la mort récente de son mari. Au début, le voyant attend, commence à marmonner, puis se met à parler : « Oh chérie, je suis là, demandes moi ce que tu veux ! »

La femme demande : « S'il te plaît, dis moi qui nous doit de l'argent et où tu as investit notre argent ? »

Il répond : « Le laitier nous doit 35,000 roupies. »

La femme demande : « Quoi d'autre mon chéri ? »

Le voyant marmonne : « J'ai déposé deux cents mille roupies à la banque pour toi, prends les s'il te plaît. » Le voyant continue : « Notre voisin nous doit cent mille roupies. Vas les chercher s'il te plaît. »

Tous ces comptes continuent, et la femme écoute joyeusement. Brusquement le mari dit : « Ma chérie, je dois te dire une dernière chose. Je dois un million de rupees à mon ami, rends les lui s'il te plaît. »

Brusquement la femme dit au voyant : « Cela ne ressemble pas à la voix de mon mari. Je ne pense pas que ce soit lui ! »

Soyez clairs : du moment qu'elles vous apportent leur soutien, toutes ces idées sont acceptables. Donc, ne croyez pas aux voyants et toutes ces choses. Ne perdez pas votre temps à parler à des gens qui sont morts. Nous avons à peine le temps de parler aux gens qui sont en vie, pourquoi perdre notre temps à parler aux gens qui sont morts. Parlons d'abord à ceux qui nous sont directement liés dans nos affaires, dans nos vies ; parlons leurs en premier ; travaillons d'abord avec eux ! Pourquoi perdre notre temps avec d'autres choses ?

Ne laissez jamais ces choses horribles entrer dans votre conscience. Si vous n'acceptez aucune de ces choses dans votre conscience, automatiquement, votre intelligence sera établie dans le Divin. Les pensées que vous amenées à l'intérieur vont jouer un rôle majeur. C'est de ce concept dont Krishna parle : « Etablissez votre intelligence en Moi. » Comprenez s'il vous plaît que tout ce que vous acceptez à l'intérieur de vous, votre ahara, sera la base de ce sur quoi votre esprit s'établira. Gardez votre ahara purifié, laissé le aharashuddhi (shuddha - purification) se produire en vous ; automatiquement, votre conscience s'établira dans le Divin.

Encore et encore et encore, essayer d'absorber ces idées ! Laissez ces idées vous pénétrer, au lieu des idées qui vous baisse le moral, qui vous plonge dans la dépression. Par exemple, les onze derniers jours, vous avez écouté ces idées. Maintenant, lorsqu'un problème survient, vous vous souviendrez automatiquement que le Maître a dit cela ; vous direz : « J'ai entendu cette idée ; je pense que c'est ce que je dois comprendre maintenant. » Automatiquement cela s'élèvera de votre Etre.

Si cela commence à se produire, alors vous avez entendu ce que j'ai dit ; sinon vous êtes un 'auditeur silencieux'. Un 'auditeur silencieux' est une personne qui est assise et pense catégoriquement à quelque chose d'autre ! Si vous êtes un auditeur silencieux ou quelqu'un qui a vraiment entendu le discours ne peut être déterminé que par l'impact que ces mots ont sur vous.

Je dis toujours aux gens que lorsque la source des mots est la Conscience illuminée, ils vous pénètrent simplement et viennent automatiquement à votre esprit, à chaque fois que vous en avez besoin. Les gens me demandent : « Maître, comment puis-je me rappeler toutes ces idées et les mettre en pratique ? » Je leur dis, ne vous occupez pas de vous en rappeler ; écoutez, c'est suffisant ! Ces mots viennent de mon expérience. Donc naturellement, ils pénètreront votre être.

Chaque fois qu'ils sont nécessaires, vous n'avez pas à vous rappeler ces mots, les mots se souviendront de vous. Vous n'avez pas à vous souvenir d'eux ; les mots se souviendront simplement de vous. Automatiquement, ils viendront quand vous en avez besoin ; ils viendront automatiquement dans votre conscience ; comme un 'pop up' ! Comme un 'pop up' sur votre écran d'ordinateur, il viendront automatiquement dans votre conscience et vous guideront.

Vous n'avez rien à faire ; tout ce que vous avez à faire est d'écouter, comme un moyen de les mettre dans votre Etre. Essayez d'écouter ces mots en boucle. Naturellement, votre conscience s'établira dans le divin.

Krishna dit : « Immerges complètement ton esprit en Moi. Concentres toute ton attention sur Moi. Sans aucun doute, tu atteindras l'état de félicité. » atha chittam samaadhaatum na saknoshi mayi sthiram abhyaasa-yogena tato maam icchaaptum dhananjaya (12.9)

abhyaasepyasamarthosi matkarmaparamo bhava madartham api karmaani kurvan siddhim avaapsyasi (12.10)

« Si tu n'es pas capable de te concentrer sur Moi, alors Arjuna, avec la pratique constante du Yoga, essaies de M'atteindre. Si tu n'es même pas capable de pratiquer ce yoga, alors en accomplissant tes devoirs et en Me dédiant toutes tes activités, tu atteindras la perfection. »

Ici, Krishna parle du Yoga abhyasa. Qu'est-ce que le yoga abhyasa ?

Le yoga abhyasa est la pratique de la méthode du yoga ; la pratique d'avoir constamment l'esprit dans un état d'union avec la divinité. C'est l'état d'immersion complète dans la conscience de Krishna.

Pourquoi Krishna parle t-il du yoga abhyasa ? Parce que durant le yoga vishwarupa darshan, Krishna donne à Arjuna un aperçu de l'expérience de la Conscience Universelle. Mais Arjuna est incapable d'y rester constamment. A cause de la peur et des vieux samskaras, les mémoires ancrées des désirs passés, Arjuna sort de l'expérience ; il s'échappe de cet état de conscience. Par conséquent, Krishna parle maintenant du yoga abhyasa, qui lui permettra de s'établir dans la même conscience. C'est pour cela qu'il parle de pratique.

« Oh Arjuna, si tu ne peux pas fixer ton esprit sur Moi, alors suis les principes normaux de bhakti (dévotion). De cette manière, à travers cet abhyasa, tu te trouveras établit en Moi. »

Ici, il donne un chemin solide et une solution solide pour prendre soin de toute notre vie, pour nous établir dans cette conscience. Continuellement, encore et encore, dans notre vie de tous les jours, recevons ces idées, digérons ces idées dans notre conscience, et laissons notre espace intérieur se remplir de ces idées ! Ne perdons pas une seule minute ; que tout notre Etre soit rempli de ces grandes vérités ! C'est le moyen pour nous établir dans cette conscience.

Krishna donne plusieurs conseils pour s'établir dans cette conscience et pour rayonner cette bhakti, cette dévotion. Krishna commence à donner des instructions ; continuellement pendant les quatre autres slokas. Il donne diverses options, pas à pas. Il dit : si vous ne pouvez pas faire ceci, faites cela, faites autre chose. Krishna donne des options différentes, il donne des instructions différentes et la première chose qu'il dit est :

« Oh Dhananjaya, fixes ton esprit sur Moi ; avec une pratique constante, essaies de m'atteindre ; si tu ne peux pas accomplir cette pratique, alors fais des choses pour Moi. »

Une femme vint à Ramakrishna Paramahamsa et lui expliqua que quoi qu'elle fasse, elle ne parvenait pas à méditer sur la forme de la Déesse Kali, comme Ramakrishna lui avait conseillé de faire. Elle avait essayé sans cesse, mais elle était toujours distraite. Elle vint à Ramakrishna très énervée parce qu'elle ne parvenait pas à faire des progrès spirituels.

Ramakrishna lui demanda si son attention était distraite par quelqu'un ou quelque chose d'autre. La femme avoua qu'elle pensait sans arrêt à son jeune neveu, un enfant, auquel elle était vraiment attachée. Immédiatement, Ramakrishna lui conseilla : « Concentres toi sur cet enfant que tu aimes. Médites sur lui ! »

La femme revint après quelques semaines, très satisfaite. En ayant commencé à méditer sur cet enfant qu'elle aimait, elle se rendit compte qu'elle pouvait méditer et une fois qu'elle pouvait méditer, elle découvrit qu'elle pouvait transmettre sa concentration sur la Déesse Kali.

Notre esprit peut être formé. Ce qui est important est la concentration. Une fois que nous apprenons à nous concentrer entièrement sur quelque chose, sur cette chose uniquement, nous pouvons former l'esprit à devenir un rayon laser. Ce rayon laser peut être transféré sur n'importe quel objet avec la même facilité et le même succès.

Vivekananda dit : « Une fois que tu auras appris tout ce qu'il y a à savoir sur un morceau d'argile en lui accordant ton attention complète, tu sauras alors tout sur toutes les argiles du monde entier. »

La discipline et la pratique constante sont essentielles dans la perfection de tout effort. Nous sommes prêts à accepter cela pour tous nos objectifs matériaux, à subir toutes les souffrances et les inconforts pour atteindre des objectifs, et nous nous établissons dans la bonne santé et la richesse. Pourtant, nous croyons souvent que le progrès spirituel se produira de lui-même. Vous avez maintenant la parole de Dieu qui vous dit que ça ne ce passe pas comme cela.

Krishna fait ici référence au contrôle de l'esprit à travers la pratique constante de la méditation, dhyana, qui fait partie du chemin du yoga. Dhyana, la méditation, n'est pas simplement s'asseoir avec les yeux fermés pendant une demi heure chaque jours ou tous les deux jours ou lorsque l'on a du temps. Dhyana est la concentration incessante et obsessive sur le Divin. Dhyana est un mode de vie.

Krishna propose cela comme une alternative, si l'esprit ne peut pas porter sa concentration sur lui avec le cœur, avec un amour pur et la dévotion, il dit : « Si votre esprit ne peut pas être fixé sur Moi, essayez ceci, pratiquez sans cesse la méditation pour vous unir avec Moi. »

Quand aucun des deux ne semblent possible, Krishna propose une autre façon : « Fais ce que tu as à faire. Accomplis tes devoirs comme tu le dois et comme tu le peux. Mais ensuite, abandonnes tout ce que tu fais à mes pieds. Quelque soit ce que tu fais, fais le pour Moi. »

En réalisant toutes nos actions avec une croyance totale en lui, et avec un sentiment profond d'abandon à son égard, nous l'atteignons.

Krishna suggère deux idées ici.

Tout d'abord que tout ce qui est fait devrait être fait avec une attitude de reddition totale envers lui. Le résultat, de toutes nos actions lui revient. Notre responsabilité est de faire et de faire bien. Nous avons simplement le droit d'être à l'origine de nos actions, mais pas de les posséder. Le Seigneur est le possesseur des fruits des actions que nous accomplissons pour lui.

Lorsque nous apprenons à faire cela, nous absorbons automatiquement le concept du non attachement au résultat final. Ce qui arrive est dans ses mains, pas dans les notres. Nous nous concentrons ensuite sur le chemin, pas l'objectif ; nous concentrons notre esprit sur le processus, et non le produit. Lorsque nous faisons cela, nos performances s'améliorent, parce que nous ne sommes plus stressés par ce qui pourrait être le résultat final. Nous ne sommes plus inquiets ; le résultat est dans des mains sures. Tout ce qui arrive est bien, pour le bien de tous. Quelque soit le chemin que nous empruntons, si nous le suivons consciemment, quelque soit la destination que nous atteignons, cela est la bonne destination.

Dans l'épique Tamoul Periapuranam, les vies des 63 grands saints sont décrites en détails. Ils sont tous des Etre illuminés. Si l'on étudie leurs vies, on découvre que beaucoup d'entre eux n'ont strictement rien fait. Ils accomplissaient leurs tâches journalières comme beaucoup d'entre vous, mais ils adoraient le Divin avec toute leur conscience.

S'ils cueillaient des fleurs pour la divinité, ils le faisaient avec une concentration et une dévotion exemplaire. Rien d'autre n'avait d'importance. Lorsqu'ils priaient ou chantaient, leur esprit, leur cœur et leur Etre étaient entièrement immergés dans le plaisir dont ils faisaient l'expérience. Ils ressentaient vivement la forme dans le sans forme. Les idoles en pierre et en métal leur parlaient, telle était la sensibilité de leur conscience.

Mais qu'arrive t-il lorsque nous offrons nos prières ? Notre adoration devient une corvée, un travail forcé. Dans le cas de ces Maîtres, leur travail devenait un acte d'adoration. Si vous regardez les gens qui passent du temps dans les rituels, vous verrez qu'ils se précipitent pour les finir et pouvoir passer à autre chose. Passer à quoi ? Où peuvent-ils aller qui soit à l'écart du Divin ?

Les pires coupables peuvent être aperçus dans les lieux de culte. Pour eux, le culte est devenu une opération commerciale. Dieu est à vendre et ils sont les marchands. Ce qui détermine l'attention que quelqu'un reçoit est la quantité d'argent que cette personne dépose dans la boîte de donations. Le royaume du paradis vient en économie, en commerce et des taxes de premières classes. Si vous faites bien attention, vous pouvez également trouver des coupons de réduction au paradis.

Sur l'île de Bali où les gens ont adoptés les croyances de la religion hindoue, ils suivent également le système des castes. Cependant, dans leur système, le prêtre n'est pas prêtre de naissance mais de qualification. Il n'est pas nécessaire qu'un prêtre soit né brahmine (la caste des prêtres) pour être qualifié. Sur cette île, le culte est un mode de vie. Tous les jours les hommes et les femmes offrent des fleurs et de la nourriture aux déités qui sont logées dans de petites châsses, mais également, ils les offrent à la mer et aux temples communaux. La religion et la spiritualité font partie intégrante de leurs vies.

Quand le culte devient un mode de vie, lorsque la spiritualité devient une activité de tous les jours, il y a une attitude d'abandon au Divin. On sent instinctivement que tout ce qui arrivera sera pour le bien de tous ; et que quoi qu'il arrive pour le bien commun est bon pour l'individu. Cela n'a pas d'importance si notre voisin a tout ce que nous avons. En fait, nous sommes heureux que notre voisin ait tout ce que nous avons.

Nous n'avons plus d'attentes. Les attentes sont ce que nous espérons recevoir. Lorsque la reddition se produit, on ne cherche plus à atteindre un certain but. Quelque soit l'endroit où le chemin nous conduit est la bonne destination. Si vous oubliez votre objectif, et vous concentrez seulement sur le chemin, les attentes sur ce qui pourrait arriver vont disparaître. Tout ce qui arrive devient formidable !

Le non attachement et l'absence d'attentes est la marque du karma yogi, celui qui dédie toutes ses actions au Divin.

Krishna ajoute une autre chose. Il veut que nous accomplissions Ses services. Il veut que nous travaillions pour Sa mission. Il dit : « Engagez-vous dans des activités qui Me sont dédiées et vous M'atteindrez. »

Je dis aux personnes qui viennent me voir : « Ne vous occupez pas de savoir si je suis là physiquement ou pas ! Ne soyez pas triste si je vous quitte pour aller autre part. Si vous me poursuivez, vous ne ferez jamais Un avec moi. Travaillez sur ma mission. Du mieux que vous pouvez, faites des activités qui profitent à l'humanité. Travaillez pour moi. Ensuite, au lieu de me poursuivre, c'est moi qui vous poursuivrai. Je serais toujours avec vous. »

Travailler pour la mission du Divin est un moyen sûr d'atteindre la Divinité.